![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
|
Le Documentaliste et les réalités locales[Documentaliste en CDI : cadre réglementaire et pédagogique]dernière mise à jour : juin 2008 Retour à la page d'introduction Le Budgetmise à jour janvier 2012 Le documentaliste mène une politique d'acquisition qui est financée par le budget de l'établissement. 1. Le budget de l'établissement : quelques repèresArt. 35 (modifié par les décrets nos 90-978 du 31 octobre 1990, 92-1452 du 31 décembre 1992 et 2004-885 du 27 août 2004) .
Le budget des collèges, des lycées et des établissements d'éducation spéciale, qui comprend une section de fonctionnement et une section d'investissement, est établi dans la limite des ressources de ces établissements, dans le respect de la nomenclature fixée conjointement par le ministre chargé du Budget, le ministre chargé de l'Intérieur et le ministre chargé de l'Education nationale, et en fonction des orientations fixées par la collectivité de rattachement. L'année de référence du budget d'un EPLE est l'année civile (de janvier à décembre). Le budget est un acte de prévision et d'autorisation. L'équilibre du budget doit être réel . La prévision des recettes assure la couverture des charges. Cependant, une diminution du fonds de roulement peut réaliser l'équilibre. La phase officielle d'élaboration du budget commence au 1er novembre de l'année précédente, date à laquelle les ressources de l'établissement sont notifiées. La collectivité locale (Conseil Général pour les collèges; Conseil Régional pour les lycées) attribue une enveloppe budgétaire à chaque EPLE (Etablissement Public Local d’Enseignement) . L'établissement doit expliquer le projet de fonctionnement administratif et pédagogique qui induit le budget.. Le Conseil d'administration de l’établissement vote le budget prévisionnel et adopte les décisions budgétaires modificatives proposées en cours d’année. Les décisions modificatives sont de deux ordres : elles nécessitent l'approbation du CA ( virements entre deux chapitres ou prélèvements sur le fonds de réserve en avril, à la rentrée scolaire, à la fin de l'exercice) ou elles sont inscrites sans vote (inscription au budget de ressources non prévues, par exemple, la taxe d'apprentissage). Le chef d'établissement exécute le budget voté ; l'agent comptable et le gestionnaire sont chargés, sous l'autorité du chef d'établissement, de la gestion matérielle de l'établissement . Le documentaliste trouve en eux ses principaux interlocuteurs en matière de budget Depuis la mise en application de la LOLF (Loi organique relative aux lois de finances), les crédits que reçoit un EPLE correspond à 4 principales missions : fonctionnement pédagogique, vie de l'élève, fonctionnement général, services annexes. La mise en œuvre de la LOLF implique que les rectorats constituent des budgets qui associent l'allocation des moyens à des objectifs et des indicateurs. Les crédits pédagogiques attribués par le rectorat sont désormais globalisés : il appartient à l’établissement scolaire, au cours du 3ème trimestre, d’établir des fiches pour les actions envisagées dans le cadre du projet d’établissement et de les communiquer au Rectorat en indiquant l'ordre de priorité. Toute dépense est matérialisée par un bon de commande établi par le gestionnaire et signé par l'ordonnateur (le chef d'établissement). Des dépenses peuvent être effectuées sans bon de commande (mais avec accord préalable) et remboursées sur présentation du ticket de caisse. Pour en savoir plus
2. Le budget du CDILe budget du CDI s'inscrit dans un projet pédagogique : il faut décider de ce qu'on propose aux élèves. Il est l’aboutissement d’une réflexion pédagogique. Il est de nature prévisionnelle. S’il est vrai que les ressources financières dont on dispose conditionnent la politique d'acquisition, inversement, le projet du CDI déterminera la hauteur des sommes qui lui seront attribuées.
Il est d'abord nécessaire d'établir et de formaliser les projets du CDI, ses besoins propres et les besoins liés aux disciplines d'enseignement (en s'appuyant sur les indications des professeurs). Il est à noter que le CDI pourrait gérer l'ensemble des crédits d'enseignement en collaboration avec les professeurs. Une pratique courante consiste cependant à partager les crédits d'enseignement par discipline en amont. La répartition des crédits fait donc souvent l'objet d'un conseil d'enseignement. Le fonctionnement pédagogique n'inclut pas l'ensemble des besoins financiers du CDI : le matériel informatique, le petit mobilier... ne sont pas à inclure dans le budget CDI.
Demander des rallonges : S'il participe au Conseil d'Administration, il sera à même d'expliquer en quoi les sommes qu'il demande correspondent au projet pédagogique ou culturel du CDI. Les dépenses d'équipement prises sur le fonds de réserve de l'établissement peuvent être prévues au moment de l'élaboration du budget ou décidées en cours d'année en effectuant une DM (Décision budgétaire Modificative). Chercher d'autres sources : Dans les établissements où est dispensé un enseignement professionnel, la taxe d'apprentissage peut permettre d'acheter du matériel pédagogique, rémunérer des intervenants extérieurs. (Circulaire 77-464 du 05/12/1977). Attention ! Il n'y a plus de publication annuelle d'une circulaire concernant la taxe d'apprentissage. Les informations correspondantes sont consultables sur le site du MENJVA et sur le site Éduscol.
Le Foyer Socio-Educatif du collège peut subventionner des activités, par exemple un club organisé par le CDI. Le FSE est une association 1901 qui élit son bureau et vote des subventions. Les documents achetés par le FSE doivent être tamponnés à son ordre et inventoriés à son nom. (Circulaires 92-270 10/9/1992 et 96-249 25/10/1996). En lycée, le CVL (Conseil de la Vie lycéenne) peut formuler des propositions pour l'attribution des fonds lycéens.
Des aides et subventions peuvent être obtenues auprès de partenaires. La région (lycées), ou le département (collèges), alloue lors de la création ou de la rénovation du CDI une subvention de premier équipement. La région ou le département peuvent allouer une subvention exceptionnelle d'équipement pour un CDI déjà en fonctionnement. D'autres partenaires peuvent être éventuellement sollicités. Attention : le CDI ne peut pas constituer de caisse, qui serait par exemple alimentée par les recettes de photocopie.
Les fournisseurs des bibliothèques doivent verser une rémunération aux auteurs via la SOFIA et sont contraints à un plafonnement du pourcentage de réduction sur les livres vendus : voir le point fait sur cette question en mars 2006 par l'équipe de Savoirscdi. Cependant, pour les manuels la loi stipule :
|
|
|
|
75, cours d'Alsace-et-Lorraine - 33075 BORDEAUX CEDEX - Tél : 05.56.01.56.70 - Fax : 05.56.81.63.67 |
|
| © 09/02/2012 | |