Votre navigateur ne supporte pas JavaScript. L'affichage de cette page risque de s'en trouver perturbé Canopé Académie de Bordeaux Les classifications problèmes généraux
 

Problèmes généraux de classement  en CDI                                   

 

Les livres documentaires, cela va de soi, se classent à l'aide d'une classification (CDU ou Dewey ou d'autres encore). MAIS ...
Que faire des "non-documentaires" ?
La Dewey, classification encyclopédique, permet de tout classer, absolument tout, quel qu'en soit le support et quel qu'en soit le contenu. Cependant, beaucoup de centres documentaires et de bibliothèques réservent un traitement à part à certaines catégories de documents.
Les fictions  :
Il est d'usage dans les BM et dans la plupart des CDI de séparer physiquement les fictions du reste et d'utiliser un système de cotation très simple basé sur la distinction traditionnelle des genres littéraires et le classement alphabétique par nom d'auteurs.
Cette séparation est tout à fait justifiée dans un CDI, de collège notamment, car il est important que les élèves apprennent à bien faire la distinction entre œuvre d'imagination et œuvre à caractère utilitaire ou documentaire. Il est important aussi qu'ils perçoivent bien les deux missions du CDI  : incitation à la lecture-plaisir et recherche documentaire.
On pourra donc utiliser par exemple : 

R  pour les romans, fiction

C pour les contes

BD pour les bandes dessinées ... etc

suivi des trois premières lettres du nom de l'auteur, et en cas de besoin des trois premières lettres du premier mot significatif du titre.


On peut affiner ces cotes en précisant des sous-genres  : 

RP pour les romans policiers par exemple
RSF pour la science-fiction. 

On peut aussi distinguer les fictions de langue étrangère en fabriquant des cotes de type 

 RA pour les romans en anglais (ou traduits de l'anglais)
 RE pour les romans en espagnol ...

Si on ne veut pas alourdir les cotes et/ou si l'on ne veut pas renforcer les préférences littéraires des élèves vers un genre particulier, on pourra s'en tenir à R tout seul et distinguer les sous-genres ou les œuvres étrangères par un système de pastilles de couleur
 (attention, à les renforcer par un petit bout de "Filmolux").

Les biographies :
Si on les considère comme des fictions, on adoptera le système de cote suivant :

 B suivi des trois premières lettres du personnage traité (B HUG pour une biographie de Hugo).

Si on les considère plutôt comme des documentaires, on les intégrera dans le fonds général, soit en utilisant les indices 920 à 928 pour la Dewey, soit l'indice 929 combiné avec un indice des tables générales (les deux indices se relient par le signe).

Par exemple pour une biographie de philosophe : 921 en Dewey 
                                                                       929:1 pour la CDU.
On peut également utiliser l'indice correspondant à l'activité du personnage suivi de la subdivision commune 092. 
Ce qui donnera pour une biographie de journaliste par exemple : 070.92 en Dewey 
                                                                                             070(092) en CDU.
Les ouvrages de référence :
Il s'agit des encyclopédies et dictionnaires généraux et spécialisés, des lexiques, des guides et répertoires en tout genre. Certaines bibliothèques publiques ont une salle particulière où sont rangés ces documents : le "service de références".
On peut concevoir qu'ils soient aussi rangés à part dans un CDI sous la rubrique "Usuels" par exemple. Cette option peut être renforcée par le fait que ces documents sont en général exclus du prêt. Il faut alors attribuer une cote de type U : la distinction dans les U peut se faire à l'aide de la Dewey ou avec d'autres repérages.
Cependant, pour ne pas multiplier les zones à l'intérieur du CDI, il vaudrait mieux ranger les encyclopédies générales et les dictionnaires encyclopédiques en 030 et les encyclopédies et dictionnaires spécialisés dans la classe qui correspond au sujet traité (en utilisant la subdivision commune de forme) par exemple pour :
une encyclopédie de philosophie : 103 en Dewey (issu de 1 +03)
                                                  1(03) en CDU (indice principal 1 pour la philo + (03) subdivision commune de forme).
Les manuels scolaires :
Là encore, du fait de leur spécificité et de leur usage incontestable dans le monde scolaire, on peut
concevoir que les manuels soient tous réunis dans une zone spécialisée du CDI.
Il faut alors leur attribuer une cote spéciale de type M (comme Manuel). La
distinction dans les M peut se faire à l'aide de la Dewey ou de la CDU ou par un autre système de classement.
Dans le premier cas, on aura, pour un manuel de philosophie par exemple :
M 1 BEL pour la CDU 
M 100 BEL pour le Dewey
Dans le second cas, M PHI BEL (ou M ANG3 HAC pour un manuel d'anglais de 3e de chez Hachette).
Une autre solution serait de les intégrer purement et simplement aux documentaires en utilisant seulement un indice Dewey ou CDU pour les classer. 
On ajoute alors l'indice correspondant à la subdivision de forme qui traduit la forme "manuel scolaire" : 076
La documentation administrative
Compte tenu du caractère particulier de ces documents et de leur usage quasi exclusif par les professeurs, elle se trouve en général à part, proche du bureau du documentaliste. Les Bulletins officiels sont rangés par date dans des boîtes à revues, les brochures HOPI (collection Horaires, Programmes, Instructions du CNDP) dans des tiroirs.
Les rapports officiels sur le système éducatif peuvent par contre être intégrés dans les documentaires
dans la classe Education.
Le RLR (dans sa version papier ou cédérom) ou tout au moins le volume V, aurait sa place dans le CDI à condition que les mises à jour soient régulièrement faites.
La documentation Onisep :elle constitue un tout, a son propre meuble, et son propre plan de classement. A ne pas remettre en cause.
Que faire des "non-livres" ? :
Les périodiquesdocument icons
Un numéro de périodique contient plusieurs articles et traite donc de plusieurs sujets, même si le périodique se consacre à une seule discipline. Il est donc impossible d'attribuer un indice d'une classification à un numéro (cela serait possible cependant pour les périodiques à contenu thématique, où chaque numéro traite d'un seul sujet : TDC, BT ... Dans ce cas, on peut les considérer comme des monographies en collection, chaque numéro se voyant attribuer un indice qui reflète son sujet).
Il est donc d'usage de classer les périodiques à part, rangés par ordre alphabétique de titre (ou selon tout autre système pourvu qu'il soit facilement perceptible par l'usager) et à l'intérieur de chaque titre de manière chronologique, du plus ancien au plus récent.
Les vidéos, les cédéroms, les diapositives :computer icons
La tentation est forte de constituer des zones particulières pour les vidéos, les cédéroms etc.. Les arguments en faveur de cette méthode existent (commodité de classement, identification immédiate du support par le lecteur ...). Chaque document sera alors coté V pour les vidéos, CD pour les cédéroms ... Beaucoup de CDI choisissent comme système de cotation l'ordre d'arrivée dans le fonds, fabriquant ainsi des cotes de type V1, V2 etc ...
Néanmoins, il n'est pas interdit d'utiliser la Dewey ou la CDU, pour permettre à l'usager l'accès direct à l'information. On aura alors des cotes du type V 938 pour une vidéo sur la Grèce antique. La question est de choisir si l'on veut un accès direct à ce type de supports ou si l'on veut médiatiser l'accès au travers du logiciel de recherche documentaire.
La solution idéale pour constituer une véritable médiathèque serait évidemment de ne pas séparer les supports et que voisinent sur les rayons le livre et la vidéo sur la Grèce antique. Il n'y a que des résistances d'ordre psychologique qui conduisent à s'opposer à ce type de rangement.
Les exemples cités précédemment et également dans la suite de ce texte font référence à la 6ème édition de la CDU abrégée et à la 21ème de la Dewey.

 © CRDP Aquitaine  Josiane Ducournau (CRDP d'Aquitaine), Marie-France Bordenave (CDDP de la Gironde)
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