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 Dopage
 

  Sommaire


Le Nouveau Grand Dictionnaire encyclopédique de 1983 définit le dopage comme "le fait d'utiliser ou d'administrer sciemment, en vue ou au cours d'une compétition sportive, des substances destinées à accroître artificiellement et passagèrement les possibilités physiques de quelqu'un ou d'un animal."

Les sportifs de haut niveau se sont trouvés confrontés à une surenchère qui les a conduits à se "charger" toujours plus pour tenir et réaliser des performances littéralement surhumaines. Cobayes sur pieds ou sur pédales, ils testent in vivo toutes les nouvelles molécules susceptibles de les calmer, de les stimuler, de les rendre plus pugnaces, endurants, voire insensibles, de leur faire du muscle, de leur donner des ballons d'oxygène sanguins, d'accroître leurs capacités respiratoires, de les faire grossir ou maigrir, de masquer les substances louches détectables éventuellement par des contrôles, de toutes façons très insuffisants...

En France, si les résultats des contrôles antidopage ne montrent en moyenne que 2% de prélèvements positifs par an, les conduites dopantes ne concernent pas uniquement les athlètes de haut niveau et/ou professionnels. Une étude internationale avance que 3 à 5% des enfants sportifs et 5 à 15% des amateurs adultes utiliseraient des produits dopants. Dans 45% des cas, les produits en question sont des stimulants, dans 27.5% des narcotiques et stupéfiants (cannabis, cocaïne, héroïne), dans 11.6% des corticostéroïdes, dans 3% des stéroïdes anabolisants (testostérone, nandrolone), et 18% de ces sportifs admettent en utiliser plusieurs en même temps!

La Loi n° 99-223 du 23 mars 1999 relative à la protection de la santé des sportifs et à la lutte contre le dopage, interdit l'utilisation des substances et procédés de nature à modifier artificiellement les capacités ou à masquer l'emploi de substances ou procédés ayant cette propriété. Néanmoins, certaines substances sont autorisées à la condition expresse que leur utilisation soit préalablement notifiée par écrit par un médecin.

Dans le domaine du sport, les produits interdits sont classés en trois catégories (arrêté du 22 février 2000 relatif aux substances et aux procédés mentionnés à l'article 17 de la loi n° 99-223 du 23 mars 1999) :

1-Les substances interdites

2-Les méthodes interdites

3-Les substances soumises à certaines restrictions


Les produits dopants sont achetés dans le circuit pharmaceutique légal (souvent sur ordonnance médicale), sur le marché clandestin ou sont fournis par l'entourage des usagers.

Médicaments détournés de leur usage normal, produits de laboratoires clandestins ou importations frauduleuses, leur nature exacte est invérifiable et leur qualité sujette à caution.

De nouvelles substances sont déjà en phase d'expérimentation chez les sportifs :
à venir


Classes de substances et méthodes interdites par le Comité International Olympique

I -Classes de substances interdites
-Stimulants

-Narcotiques

-Agents anabolisants

-Diurétiques

-Hormones peptidiques, glycoprotéiniques et analogues

II-Méthodes interdites
-Dopage sanguin

-Manipulations pharmacologiques, chimiques ou physiques


La loi sur le dopage

A quelques exceptions près (produits stupéfiants), les produits dopants sont des médicaments, c'est à dire des substances présentées comme possédant des propriétés curatives ou préventives à l'égard des maladies (article L.511 du Code de la Santé Publique). Par conséquent, leur distribution, transport et usage sont soumis à des règles strictes.

Dans le monde du sport, la France est l'un des seuls pays à posséder une loi spécifique contre le dopage. Elle a promulgué son premier texte en 1965 (premiers contrôles antidopage en 1966 en cyclisme et natation) ; il a été révisé en 1989 puis en 1999 ( Loi n° 99-223 du 23 mars 1999 relative à la protection de la santé des sportifs et à la lutte contre le dopage. Parution au Journal Officiel le 24 mars 1999).

Dès 1989, le Conseil de l'Europe a signé une convention contre le dopage et a proposé une liste de substances interdites. Actuellement, cette convention est appliquée dans la plupart des pays européens, dont la France.

A cette liste de substances, dont aucune ne devrait être utilisée pour des motifs de dopage, on a ajouté les apparentés, qui désignent les produits médicamenteux voisins de la catégorie citée. Dans certains cas, le CIO a admis des seuils limite de concentration dans les urines, comme pour la caféine; le rapport entre la testostérone, présente à l'état naturel dans l'organisme, et l'épitestostérone, soit T/épiT inférieur à 6 unités, contre 1 chez la moyenne des individus (d'où l'utilisation de l'épitestostérone pour masquer une prise d'anabolisants); et le plafonnement de l'hématocrite à 50%.

De plus, les règlements du CIO instaurent une notification à la prise de certaines substances. Ainsi les sportifs et leurs médecins ne pourront plus reprocher à la législation l'impossibilité de se soigner. Ces substances font partie de la "classe des substances soumises à certaines restrictions", comme les corticostéroïdes.

Cette liste concerne des produits d'utilisation limitée à certaines indications thérapeutiques que le médecin prescripteur devra être en mesure de notifier.


La Loi n° 99-223 du 23 mars 1999 relative à la protection de la santé des sportifs et à la lutte contre le dopage

Adopté par le Sénat le 29 mai 1999, en première lecture, ce projet a fait encore l'objet d'amendements en discussion à l'Assemblée Nationale.

Cette loi vise à :

-Encadrer la surveillance médicale des sportifs.

-Créer une autorité administrative indépendante, le Conseil de prévention et de Lutte contre le Dopage, doté de pouvoirs de contrôle, de régulation et de sanction.

-Renforcer les sanctions pénales et administratives à l'encontre des pourvoyeurs (peines d'emprisonnement, amendes, fermetures d'établissements ayant servi à commettre les infractions, interdiction d'exercer une activité professionnelle).

Elle instaure également une "notification" à la prise de certaines substances.


STIMULANTS

Les plus utilisés sont les amphétamines, la cocaïne, la caféine, les bêta-stimulants, l'éphédrine et les produits dérivés. Les stimulants accroissent la concentration et l'attention, réduisent la sensation de fatigue, augmentent l'agressivité, permettent la perte de poids et ont des propriétés broncho-dilatatrices (éphédrine, salbutamol). Ils interviennent sur le système cardio-vasculaire (accélération du flux sanguin, contraction des vaisseaux...) et neurologique, et peuvent entraîner à la longue des troubles psychiatriques. Le dépassement du seuil physiologique de la fatigue peut provoquer des états de faiblesse pouvant aller jusqu'à l'épuisement voire jusqu'à la mort. -Le Dopage-Liste des substances -


NARCOTIQUES

Ces substances sont des dépresseurs du système nerveux central. Ils sont utilisés pour supprimer ou atténuer la sensibilité à la douleur, et provoquer une impression de bien-être, pour diminuer l'émotivité et le trac et pour supprimer l'anxiété.

Ils entraînent des effets indésirables : diminution de la concentration et de la capacité de coordination, risque d'accoutumance, de dépendance et de dépression respiratoire qui peut entraîner la mort à forte dose.

A Exemples de narcotiques interdits : dérivés de l'opium, substances apparentées (dextromoramide, héroïne, méthadone, buprénorphine, morphine, pentazocine, péthidine...). Pour la morphine, une concentration supérieure à 1 µg/ml est considérée comme un résultat positif.

A Autorisés : codéine, dextrométhorphan, dextropropoxyphène, dihydrocodéine, diphénoxylate, pholcodine...


AGENTS ANABOLISANTS

Pour la plupart, ils sont dérivés de la testostérone, l'hormone sexuelle mâle. Ces produits développent les tissus de l'organisme : les muscles, le sang... Ils permettent d'augmenter notamment la force, la puissance, l'endurance, l'agressivité, la vitesse de récupération après une blessure. Certains agents anabolisants diminuent les douleurs, en particulier articulaires, pouvant survenir à l'exercice.

Selon la dose consommée, ces produits peuvent provoquer des tendinites, de l'acné, des maux de tête, des saignements de nez, des déchirures musculaires, des troubles du foie, des troubles cardiovasculaires pouvant entraîner le décès, voire des cancers.

Les agents anabolisants peuvent entraîner une dépendance.

à Exemples : stéroïdes anabolisants androgènes (testostérone, androsténedione, clostébol, DHEA, nandrolone, méténolone, fluoxymestérone, métandiénone, oxandrolone, stanozolol, etc.), bêta-stimulants (clenbutérol, usage vétérinaire en France).


DIURETIQUES

Les diurétiques sont des substances capables d'augmenter la quantité d'urine produite.

Les sportifs les utilisent afin d'obtenir une perte de pois rapide dans les sports qui comportent des catégories de poids mais aussi pour diminuer la concentration urinaire des substances illicites, par une diurèse rapide, diminuant ainsi le risque d'une éventuelle détection de substances interdites dans les tests urinaires de dépistage.

Exemples : acétazolamide, acide étacrynique, bendrofuméthiazide, bumétanide, canrénone, furosémide, hydrochlorothiazide, indapamide, mersalyl, spironolactone, triamtérène, etc.


HORMONES PEPTIDIQUES, GLYCOPROTEINIQUES ET ANALOGUES

Une hormone est une substance synthétisée et sécrétée par une glande endocrine véhiculée par le sang dans un autre tissu ou un autre organe dont elle stimule ou inhibe le développement et le fonctionnement.

L'organisme humain renferme 7 glandes endocrines : l'hypophyse, la glande pinéale, la thyroïde, les surrénales, les glandes sexuelles (mâles ou femelles), la parathormone et le pancréas endocrine. Chacune de ces diverses glandes peut sécréter une ou plusieurs hormones.

L'industrie pharmaceutique peut également fabriquer des hormones artificielles, appelées synthétiques ou semi-synthétiques, qui possèdent, à des degrés divers, les mêmes propriétés que les hormones naturelles.

à Exemples d'hormones peptidiques : gonadotrophine chorionique humaine (HCG), corticotrophine (ACTH), hormone de croissance (GH), érythropoïétine (EPO).

à Propriétés recherchées : stimulation de la production des hormones sexuelles, la testostérone notamment (HCG), stimulation de la croissance des os plats et des muscles, mobilisation des réserves de graisses, élévation de la glycémie (GH), augmentation de l'oxygène musculaire par activation de la multiplication et de la maturation des globules rouges dans la moelle osseuse (EPO).


Le Dopage sanguin

Le dopage sanguin consiste à transfuser à un sujet du sang, dans le but d'obtenir une augmentation du nombre de globules rouges. La procédure pouvant être autologue : le sujet est re-transfusé avec son sang propre; ou homologue : avec le sang d'un donneur.

Technique

Spécialités sportives concernées

Effets recherchés

Effets secondaires


Dopage sanguin : les effets secondaires

Effets secondaires : le dopage sanguin à l'heure actuelle est rarement pratiqué avec un sang homologue dont les risques ne sont pas négligeables. On note dans 3% des cas des complications de type immunologiques avec fièvre, urticaire et plus rarement des réactions d'hémolyse et des chocs anaphylactiques. On connaît aussi des cas de transmission d'infections virales, d'hépatites voire de Sida.

Les transfusion autologues paraissent plus sûres. Néanmoins, toute erreur technique peut conduire à des infections bactériennes pouvant être mortelles, par erreur d'étiquetage.

Il faut rappeler que toute augmentation du nombre de globules rouges par transfusion du sang est sujette aux complications médicales potentielles des polycyctémies, avec hypertension artérielle, défaillance cardiaque et accident vasculaire cérébral.


Dopage sanguin : les effets recherchés

Le but recherché est d'accroître précisément la puissance aérobie maximale, en augmentant le transport d'oxygène vers les muscles en contraction: plus un muscle est capable de consommer de l'oxygène, plus il peut réaliser un effort intense et prolongé.


Dopage sanguin : spécialités sportives concernées

Cette méthode est utilisée par les athlètes qui pratiquent des activités de type aérobie, comme par exemple l'athlétisme ou le ski de fond, ainsi que le cyclisme.


Dopage sanguin : la technique

à La technique consiste à prélever sur un athlète en période de préparation, environ un mois avant la compétition choisie, une certaine quantité de sang : 800 à 1200 centimètres cube. Le sang prélevé est conservé en milieu réfrigéré durant un mois. Pendant ce temps, le sujet traité poursuit sa préparation en diminuant l'intensité de son entraînement. Il reconstitue peu à peu son capital de globules rouges. Au bout d'un mois, soit en principe sept jours avant la compétition, les globules rouges prélevés sont réinjectés sous forme de "purée globulaire".

Cette technique accroît la concentration des hématies bien au-delà de la normale et, théoriquement, augmente de ce fait la capacité d'apport en oxygène du sang.


Manipulations pharmacologiques

Manipulations pharmacologiques, chimiques ou physiques : dissimulation d'un sachet d'urine, injection d'urine "pure" dans la vessie, produits empêchant les substances dopantes de filtrer dans l'urine (probénécide, bromantan), injection d'épitestostérone pour maintenir un rapport testostérone/épitestostérone acceptable, etc.



ACTH OU CORTICOTROPHINE

à L'ACTH est sécrétée par le lobe antérieur de l'hypophyse. C'est une hormone corticotrope : elle provoque la libération et la production des glucocorticoïdes (cortisol et cortisone) et des androgènes surrénaliens du type androstérone mais en quantité beaucoup plus faible. Elle mobilise les graisses et provoque en outre une hyperpigmentation.

à En pratique sportive, les effets recherchés sont les mêmes que pour les corticostéroïdes :

- stimulant de la volonté

- euphorisant

Avec en plus trois avantages par rapport aux hormones cortico-surrénaliennes :

- effet anabolisant (même s'il est faible)

- mois d'effets secondaires

à sur la trame osseuse (ostéoporose)

à sur la croissance (inhibition réduite)

- risque atténué d'épuisement cortico-surrénalien

à L'ACTH est peu utilisée en athlétisme mais plutôt dans le cyclisme, l'alpinisme et les activités sportives à haute dépense énergétique (ski de fond, marathon, tennis sur terre battue...).


ALCOOL

à Propriétés recherchées : action euphorisante, apaisement du stress.


Les amphétamines

Les amphétamines, synthétisées pour la première fois en 1887, sont des stimulants du système nerveux. Elles reproduisent l'action des catécholamines endogènes : l'adrénaline, la noradrénaline et la dopamine.

Elles ont d'abord été utilisées en clinique pour le traitement de la congestion nasale, de la narcolepsie et de l'obésité dans les années 1930.

De nombreux dérivés ont été découverts depuis.

Pendant la deuxième guerre mondiale, les Allemands les ont utilisés pour retarder la survenue de la fatigue chez les soldats et au cours des années soixante, on les utilisait pour les régimes amaigrissants. Ce sont les effets potentiels des amphétamines sur la performance, la concentration et sur le contrôle du poids qui a conduit les sportifs à les essayer à leur tour.

L'utilisation des amphétamines s'est faite de plus en plus rare en raison des effets secondaires qu'elles engendrent. Actuellement les indications thérapeutiques sont limitées au syndrome hyperkinétique de l'enfant et aux troubles de l'attention.

-Effets potentiels recherchés par les sportifs

-Spécialités sportives concernées en athlétisme

-Produits masquants

-Effets secondaires adverses

-Exemples de cas dans l'athlétisme


Les amphétamines : effets recherchés par les sportifs.

- Excitation du système nerveux central.

- Diminution de la sensation de fatigue et du besoin de sommeil lors d'exercices physiques intenses.

- Amélioration de la confiance en soi entraînant un certain degré d'euphorie.

- Stimulation de l'éveil.

- Diminution de l'appétit.


Les amphétamines : spécialités sportives concernées en athlétisme

A des degrés divers, tous les sports sont touchés.

En athlétisme, les spécialités les plus concernées sont les épreuves de lancers et de sauts.


Amphétamines : produits masquants
- Alcalinisants urinaires : ils freinent l'élimination des amphétamines dans les urines.

- Acidifiants urinaires : à l'inverse, ils accélèrent l'élimination des amphétamines et brouillent leur dosage.

- Diurétiques : donnent des résultats négatifs lors des tests urinaires.

En réalité les techniques actuelles permettent de détecter des quantités infimes d'amphétamines et la présence de produits masquants dans les urines incite les laboratoires à pousser plus loin leurs investigations.


Amphétamines : effets secondaires adverses

- Multiplication des blessures dues à un effort physique prolongé au-delà des capacités du sportif.

- Augmentation des temps de récupération et fatigue excessive une fois la phase d'excitation terminée.

- Altération des facultés de jugement ( hallucinations, confusion).

- Effets secondaires pénalisants le geste sportif (vertiges, tremblements, mouvements incontrôlés, incapacité à se concentrer).

- Oscillation de l'humeur (impatiences, irritabilité, bagarres, délire, paranoïa, psychose, troubles du comportement).

-Signes évocateurs de ceux qui y goûtent : faciès des amphétamines (faciès anxieux, pupilles dilatées, pâleur des muqueuses et des extrémités, chair de poule, sudation, etc).

- Accoutumance transformée tôt ou tard en toxicomanie.

- Dépendance essentiellement psychique.

- Des associations dangereuses.

-Symptômes somatiques (céphalées, palpitations, troubles digestifs, nausées, vomissements, convulsion, hémorragie cérébrale, hypertension artérielle, troubles du rythme parfois mortels, perte de poids, etc.).

-L'abus chronique peut entraîner des symptômes neurologiques irrémédiables (mouvements incontrôlables, dégénérescence neuronale)
-Le Dopage- Liste des substances -Stimulants-Amphétamines-


Amphétamines : exemples

*1969. Athlétisme : 1er athlète pris au amphés lors des championnats d'Europe

"Edward De Noorlander (Holl) est le premier athlète sanctionné par le conseil de l'IAAF (Fédération Internationale d'Athlétisme Amateur) pour s'être dopé. Le décathlonien hollandais a été disqualifié à Athènes pour usage d'amphétamines. Il est exclu à vie des terrains d'athlétisme. La peine peut paraître bien lourde pour cet athlète qui, entendu par le conseil de l'IAAF, affirma qu'il prenait régulièrement en compétition ce médicament qu'il ne considérait pas comme un produit dopant. Il avait l'accord de son médecin. Ce dernier, le Dr Jongste, médecin de l'équipe hollandaise, a expliqué : " J'ai conseillé à De Noorlander de prendre des amphétamines car à mon avis, il n'y avait pas de risques, le produit utilisé n'étant pas dangereux ". "

Athlétisme magazine, 1969, n°12, 28 octobre, 38.

-Le Dopage- Liste des substances -Stimulants-Amphétamines-


ANESTHESIQUES LOCAUX

à Exemples : lidocaïne, mépivacaïne, procaïne...

à Propriétés recherchées : suspension de la transmission de la sensation douloureuse, insensibilité transitoire.


BÊTABLOQUANTS

Ces médicaments régulent le rythme, ralentissent la fréquence cardiaque et stimulent l'attention. Ils permettent une diminution des tremblements et ont également un effet anti-stress.

Parmi leurs effets indésirables on note une impression de fatigue permanente, des chutes de tension artérielle, des crampes musculaires, un risque de dépression psychique et une impuissance sexuelle en cas d'utilisation habituelle et répétée

à Exemples : acébutolol, alprénolol, aténolol, labétalol, métoprolol, nadolol, oxyprénolol, propanolol, sotalol...


Les Bêta-stimulants

Les bêta-stimulants comme l'orciprénaline (Alupent(r)), le fénotérol (Bérotec(r)) et le salbutamol (Ventoline(r)), sont utilisés dans le traitement de l'asthme et du bronchospasme d'effort. Leur administration se fait par voie orale ou par inhalation.

Ces substances sont considérées comme dopantes car elles sont bronchodilatatrices et favorisent l'oxygénation des muscles. De plus, a forte dose, elles ont des propriétés stimulantes et anabolisantes.

Leur interdiction pose problème aux athlètes asthmatiques qui en ont besoin pour éviter les crises, c'est pourquoi ces médicaments peuvent faire l'objet d'une " notification" : le salbutamol, le salmétérol et la terbutaline sont autorisés par inhalation uniquement pour prévenir ou traiter l'asthme ou l'asthme d'effort. L'asthme et l'asthme d'effort doivent être notifiés par écrit à l'autorité médicale compétente par un pneumologue ou un médecin d'équipe.

Les effets secondaires des bêta-stimulants sont : tachycardie, hypertension, irritation de la muqueuse bronchique par l'usage répété et intensif des aérosol doseurs. Ils peuvent également engendrer des céphalées, une vasodilatation périphérique et un fin tremblement des muscles de la main chez les sujets hypersensibles. Une réduction des doses fait souvent disparaître ces effets.

Un autre danger de ces substances est qu'elles entraînent une hyperglycémie et peuvent ainsi masquer un problème de diabète.


Caféine

La caféine est un composant d'origine naturelle, un alcaloïde végétal. La caféine contenue dans les médicaments est synthétique. Au XVII° siècle en France, on considérait le café comme une substance douée de propriétés curatives contre la variole, la goutte et le scorbut; quant aux Anglais, ils étudiaient le traitement des maladies vénériennes, des troubles digestifs et du rhume par le café.

L'intérêt porté aux effets nocifs de la caféine sur la santé n'est pas nouveau : en Égypte, au XVI° siècle, la vente de café fut interdite et ses points de vente brûlés. Le Coran interdit sa consommation dans certaines sectes musulmanes qui craignent de s'intoxiquer. Aux États-Unis, à l'aube du XX° siècle, nombreux étaient ceux qui voyaient dans les effets nocifs du café des risques d'accoutumance aussi importants que ceux de la morphine ou de l'alcool.

La caféine est utilisée depuis longtemps par les athlètes dans l'espoir d'augmenter leurs performances. Néanmoins, les résultats des études disponibles montrent qu'il faut distinguer deux types d'effets : ceux sur les efforts intensifs de durée limitée, et les effets liés aux efforts d'endurance. Toutes les spécialités sportives sont concernées mis à part les épreuves de tir qui nécessitent une précision millimétrique.

-Effets recherchés par les sportifs

-Effets secondaires

-Réglementation


La caféine : effets secondaires

La caféine entraîne des effets secondaires indésirables, dont la plupart sont en rapport avec la posologie, qu'il s'agisse de céphalées, de tremblements, d'agressivité, de tachycardie pour des doses allant de 200 à 500 mg, la fréquence de ces effets augmentant pour des doses supérieures à 700 mg (7 tasses de café). Les effets secondaires les plus habituels sur le système nerveux consistent en une anxiété, une hyperactivité, une irritabilité, une sécheresse de la bouche, des bourdonnements d'oreille, des mouvements oculaires involontaires, des douleurs musculaires, des insomnies, des céphalées et un état dépressif. L'action de la caféine sur le cœur entraîne une tachycardie et de l'hypertension artérielle. La caféine a également une action diurétique et peut entraîner des troubles chez les individus ayant des activités pour les quelles le maintien de l'hydratation est important. Enfin il existe un syndrome de sevrage chez les consommateurs réguliers de quantités importantes quotidiennes de caféine à l'arrêt de celle-ci.

-Le Dopage- Liste des substances -Stimulants- Caféine-


Caféine : effets recherchés par les sportifs

La caféine augmente le métabolisme de base de tous les sujets habitués ou non. Elle n'a aucun effet favorisant sur les efforts intenses et de durée limitée mais ses effets sur l'endurance semblent plus nets sans être toutefois concluants.

La caféine a un effet diurétique, elle peut également provoquer le relâchement des muscles lisses et entraîner par exemple une bronchodilatation. La prise de caféine contribuerait aussi à l'amélioration des performances du travail musculaire.

Les effets recherchés sont :

- Diminution de la sensation de fatigue

- Stimulation du système nerveux, du cœur et de la respiration

- Meilleure utilisation des graisses par stimulation de la production d'adrénaline

- Accélération du temps de réaction

Le Dopage- Liste des substances -Stimulants-Caféine-



Caféine : réglementation

La caféine, comme la cocaïne et les amphétamines, est essentiellement un stimulant du système nerveux central et, tout comme les amphétamines, son effet sur le travail musculaire est fonction de la dose ingérée.

Dans les contrôles antidopages effectués par les instances Olympiques et le NCAA (National Collegiate Athletic Association), la caféine est le seul stimulant qui bénéficie d'un statut de substance dopante uniquement en fonction de sa concentration urinaire. La seule présence de caféine dans les urines n'est pas à l'origine de la disqualification mais des sanctions sont possibles pour un taux urinaire supérieur à 12 mg/ml.

-Le Dopage- Liste des substances -Stimulants-Caféine-


CANNABINOÏDES (MARIJUANA, CANNABIS, HASCHISCH...)

Propriétés recherchées : action euphorisante, plus grande vivacité des perceptions visuelles et auditives, stimulation de l'imagination, suppression de l'inhibition, augmentation de l'agressivité.


CORTICOSTEROÏDES OU GLUCOCORTICOÏDES

Ces substances anti-fatigue, euphorisantes et anti-stress ont une action psychostimulante et anti-inflammatoire. Elles augmentent la tolérance à la douleur et permettent de poursuivre un effort qui serait insupportable dans des conditions normales.

La consommation de corticostéroïdes entraîne en particulier une fragilité des tendons, des déchirures musculaires, des infections locales et générales. Les symptômes vont de la simple fatigue avec une chute des performances, à une défaillance cardio-vasculaire pouvant conduire au décès.

Les corticostéroïdes peuvent entraîner une dépendance physique.

à Exemples : cortisol, cortisone...


Ephédrine et apparentés

Depuis 3200 ans avant J.-C., on fait usage en chine de tiges d'Ephédra connues sous le nom de Ma Huang. Elles contiennent une amine sympathomimétique, l'éphédrine, dont la structure se rapproche de celle de l'adrénaline et de l'amphétamine.

L'éphédrine et la phénylpropanolamine, qui est une substance analogue, sont des stimulants du système nerveux central. Associés à la caféine ou à d'autres substances, ils miment les effets pharmacologiques des amphétamines.

L'éphédrine est utilisée en ORL dans le traitement de nombreuses affections respiratoires (rhumes, bronchites, états allergiques).

Sa consommation " sauvage " en tant que stimulant date des années 70, et coïncide avec le dépistage des amphétamines, instauré la même année, par la loi sur les "substances soumises à contrôle ". Pour contourner cette loi, des substances psychoactives ont été synthétisées puis mises sur le marché comme possédant des propriétés analogues à celles des amphétamines.

L'éphédrine est une des " vedettes " du dopage pour trois raisons :

- l'ancienneté de sa consommation

- sa présence dans de nombreuses spécialités pharmaceutiques à usage aussi banal que le traitement du rhume

- la quantité élevée de dérivés figurant parmi les substances interdites : 58

- Effets recherchés par les sportifs

- Spécialités sportives concernées en athlétisme

- Effets secondaires adverses

- Exemple de cas en athlétisme

- Réglementation


Ephédrine effets secondaires

- Surdose : anxiété, agitation, impatience, céphalées, vertiges, confusion mentale, accès maniaques, hallucinations, hypertension artérielle, accélération du transit intestinal, ralentissement de la fonction cardiaque.

- Ne doit jamais être associée aux antidépresseurs.

- Peut provoquer des crises convulsives, notamment chez les épileptiques.


Ephédrine et dérivés : propriétés recherchées par les sportifs

-Stimulant

-Confiance en soi

-Atténuation de la sensation de fatigue

-Volonté exacerbée

-Facilitation de la respiration lors de la mise en action

-Dégage le nez et augmente ainsi la respiration par cette voie


Ephédrine : exemples
- 1990. Athlétisme : Taiwo suspendu

" Le triple sauteur nigérian Joseph Taiwo, contrôlé positif à la pseudo éphédrine au meeting en salle de portland (USA), a été suspendu 3 mois. "

L'équipe, 01.06.1990.

- 1990. Athlétisme : Payne à la peine

" Bill Payne, le perchiste américain de l'université de Baylor (5.57m l'an passé), reconnu positif à la pseudo éphédrine, un stimulant figurant sur la liste des produits interdits, lors des championnats des États-Unis en salle, le 23 février 1990, à été suspendu pour trois mois par la fédération américaine d'athlétisme. "

L'équipe, 18.05.1990.


Réglementation

Pour l'éphédrine, la cathine et la méthyléphédrine (substances apparentées), une concentration supérieure à 5 micro grammes par millilitre d'urine est considérée comme un résultat positif.

Pour la phénylpropanolamine et la pseudo éphédrine, une concentration supérieure à 10µg/ml d'urine est considérée comme un résultat positif. Les concentrations de chaque substance présente doivent être additionnées. Si la somme dépasse 10µg/ml, l'échantillon est considéré comme positif.


Ephédrine : spécialités concernées en athlétisme

Comme pour les amphétamines, les spécialités les plus concernées en athlétisme, pour l'utilisation de l'éphédrine, sont les épreuves de lancers et de sauts.


L'érythropoïétine ou EPO

L'érythropoïétine est une hormone d'origine naturelle, extraite des reins, de structure glycoprotéique. Elle active la formation de globules rouges à partir de leurs cellules souches donc accroît l'apport d'oxygène aux muscles. Elle est apparue dans les cercles sportifs en 1987, avant même qu'elle ne soit mise sur le marché en 1988. A l'heure actuelle, l'EPO est obtenue par génie génétique.

à Spécialités sportives concernées

à Effets recherchés

à Effets secondaires

à Anecdote

à Détection


EPO : les effets secondaires

Les premiers essais cliniques ayant débuté en 1985, il est pour l'instant prématuré d'avoir une idée précise sur l'ensemble des réactions secondaires. Cependant les effets rapportés lors des études en cours sont les suivants :

- poussées hypertensives en cas d'administration trop rapide du produit,
- thrombose des sites d'accès vasculaires (fistule) surtout lors d'administration trop rapide du produit,
- convulsions, grand mal,
- symptômes grippaux, douleurs osseuses et frissons après injection,
- réactions cutanées, œdème palprébal de nature allergique possible.

Par contre, ce produit étant d'origine humaine (pure à 98% et présentant la même structure protéique que la substance naturelle), aucune réaction immunitaire n'a été signalée.

Il existe en outre des effets imprévisibles à long terme tels qu'une perturbation du fonctionnement de la moelle osseuse et des reins.


EPO : les effets recherchés

à concentration accrue du nombre de globules rouges et, théoriquement, accroissement de la capacité de transport de l'oxygène. Il a été noté une augmentation de 10% de l'hématocrite (taux de globules rouges) après trois semaines de "traitement".

meilleure endurance et raccourcissement de l'adaptation aux stages et compétitions en altitude.


EPO : les spécialités sportives concernées

Du fait de sa capacité à accroître l'apport d'oxygène aux muscles, l'EPO est particulièrement appréciée des sportifs qui pratiquent un sport d'endurance, notamment :

- l'alpinisme
- l'athlétisme de fond
- le cyclisme sur route
- le football
- la natation
- le ski de fond


Anecdote

"L'EPO augmente la viscosité du sang et les risques thrombotiques (cf. effets secondaires). C'est si vrai qu'au début de son utilisation certains coureurs, dit-on, se faisaient réveiller la nuit pour faire des pompes afin de relancer leur fréquence cardiaque pour éviter tout ralentissement favorisant la stase sanguine!"

Le courrier des addictions, septembre 1999.


EPO : détection

L'EPO est entrée dans les cercles sportifs en 1987. En 1989, la France l'interdit puis, en 1990, le Comité international olympique, mais à cette époque, les laboratoires sont incapables de la détecter lors d'un contrôle antidopage. Les fédérations ont alors eu recours à des procédés indirects qui n'avaient pas valeur de preuve mais permettaient seulement de supposer de l'usage d'EPO.

Jusqu'au printemps 2000, l'EPO n'était repérable qu'indirectement par le contrôle des globules rouges (et pas à 100% car ce contrôle donne 1% de faux positifs chez les sujets qui ont une hématocrite supérieure naturellement à 50%, et X% de faux négatifs chez ceux qui en ont une inférieure à 50% et qui peuvent donc se doper pour la faire "monter").

Cette méthode affinée au sein du laboratoire antidopage de Sydney (Australian Sports Drug Testing Laboratory), dirigé par le professeur Kazlaukas, isole sur un échantillon sanguin les paramètres indirects (hématologiques et biochimiques) qui témoignent de la prise possible d'EPO exogène.

Il existe depuis avril 2000 une autre méthode de détection de l'EPO applicable sur un échantillon d'urine. Elle a été mise au point par le laboratoire français de Châtenay-Malabry et elle aboutit de manière formelle à la présence ou non d'EPO recombinante, de type Eprex(r) ou Recormon(r). Toutefois l'efficacité de cette méthode est limitée de trois à cinq jours après la prise d'EPO; au-delà, les traces disparaissent des urines (mais demeurent dans le sang). Cet inconvénient n'est guère contrariant, puisqu'en compétition l'EPO se consomme régulièrement.

Ces deux méthodes peuvent parfaitement se compléter : la seconde permettan
de démontrer une prise d'EPO que la première ne faisait que soupçonner.


L'HORMONE DE CROISSANCE (GH)

à L'hormone de croissance est une hormone hypophysaire à vocation essentiellement anabolisante.

Sa fonction physiologique est de favoriser la croissance de tous les tissus de l'organisme et particulièrement celle des os. Elle induit le développement musculaire et favorise la destruction des graisses, entraînant la libération d'acides gras libres qui constituent un carburant énergétique. Elle provoque également une augmentation du taux de testostérone plasmatique avec tous les effet bénéfiques engendrés par cet accroissement hormonal.

à Avant la puberté, des injections de GH provoquent du gigantisme (la GH est utilisée pour traiter le nanisme); après la puberté elles engendrent des troubles morphologiques (hypertrophie des mains, des pieds, du nez...), une neuropathie périphérique et cardiaque, accompagnées d'une intolérance aux sucres, parfois même d'un diabète et de troubles du métabolisme du calcium et du phosphore.

Les anomalies musculaires et squelettiques peuvent être irréversibles, même après le retour à un taux normal d'hormone de croissance.

à Les spécialités sportives les plus concernées sont les sports de "masse musculaire" (décathlon, lancers, sprints), les sports d'endurance et les sports de "grande taille" (lancers, sauts en hauteur).


GONADOTROPHINE CHORIONIQUE (HCG)

à L'HCG est une hormone gonadotrope d'origine placentaire et hypophysaire. Elle n'est produite naturellement que par les femmes enceintes.

Elle stimule la production de stéroïdes androgènes anabolisants naturels (testostérone, androstérone...) et elle est utilisée dans le traitement de la stérilité masculine et féminine.

à En pratique sportive, l'HCG n'apporte pas d'intérêt pour accroître la vigueur musculaire chez la femme.

Chez l'homme, les effets recherchés sont les suivants :

- croissance musculaire par stimulation de la production de testostérone (en association avec une alimentation supplémentée en protéines)
- capacité de s'entraîner accrue
- excitant de la volonté et de l'agressivité
- recul du seuil de fatigue
- lutter contre l'effet dépressogène à l'arrêt des stéroïdes anabolisants : à la fin d'un cycle de dopage, l'administration de gonadotrophine chorionique "relance" la production endogène de testostérone, freinée pendant la cure de stéroïdes hormonaux.

à Les spécialités sportives les plus concernées sont :

- les sports de force
- les sports d'endurance (athlétisme de fond)
- toutes les spécialités sportives ou l'effet testostérone est recherché (stimulant de la volonté et accroissement de la capacité à s'entraîner.)


PFC (perfluorocarbone)

molécule de synthèse qui fixe l'oxygène dans le sang tout en laissant en apparence inchangé le volume de globules rouges (hématocrite), ce qui la rend indécelable, à la différence de l'EPO qui fait augmenter l'hématocrite. Les dangers de l'utilisation de PFC sont encore inconnus.


Classes de substances soumises à certaines restrictions

- Alcool
- Cannabinoïdes
- Anesthésiques locaux
- Corticostéroïdes
- Bêtabloquants


A VENIR OU DEJA EN EXPERIMENTATION CHEZ LES SPORTIFS

-l'Insuline-like Growth factor 1, somatomédine A (IGF1) et la Growth Hormone Releasing Protein (GHRP) hormones peptidiques fabriquées par génie génétique, précurseurs de l'hormone de croissance.

-L'interleukine 3 (IL3), facteur de croissance qui intervient sur les cellules souches de la moelle osseuse.

-Le Stem Cell Factor (SCF), qui active les cellules souches de la moelle osseuse.

-Les transporteurs artificiels d'oxygène et notamment les perfluorocarbones (PFC), composés chimiques utilisés en particulier comme propulseurs d'aérosols et dans les anciens réfrigérateurs. Ils ont la propriété de dissoudre immédiatement l'oxygène et de le relarguer à volonté dans les muscles.


BIBLIOGRAPHIE

- Le Monde, jeudi 25 mai 2000-06-09.

- L'EQUIPE MAGAZINE N° 939, 29 avril 2000-06-09.

- Le courrier des addictions, n°4, septembre 1999.

- Dossier de presse : Lutte contre les drogues et prévention des dépendances, 23 novembre 1999.

- Le Dopage : Laure P., PUF 1995.

- L'athlète et le dopage, drogues et médicaments, G.-I. Walder, B. Hainline, 1993.

- Dictionnaire des substances et procédés dopants en pratique sportive, J.P. de Mondenard, 1991.

- Le Dopage 2° édition, Noret A., 1990.

- Médicaments et performances sportives, R.H. Strauss, 1990.