Oloron Sainte Marie : toute une histoire...

Plan
Accueil - Plan du site
I - Situation et site
II - La période romaine
III - La période médiévale
IV - La cathédrale Ste-Marie
V - L'église Ste-Croix
VI - La Reconquista
VII - L'essor
VIII - Commerce et artisanat
IX - La réunification

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Expériences en classe

 

Auteur des textes : Jacques Dumonteil

Ancien professeur d'histoire-géographie, Association Trait d'Union.

Réalisation du site : Lionel Dupuy.

Chargé de projet "Cultures et langues régionales". CDDP 64.

 

 

Située au contact de l’Aquitaine et des Pyrénées, à 50 km de l’Espagne, et au confluent de deux gaves, cette sous-préfecture de 12000 habitants, capitale du Haut Béarn, a une histoire bimillénaire.

Création romaine au 1er siècle de notre ère sur la voie du Somport, elle doit son nom, Iluro, aux peuples aquitains apparentés aux Ibères. Etablie pour l’essentiel à Sainte-Marie sur la terrasse de la future cathédrale, c’est aussi une citadelle dotée de remparts sur la butte de Sainte-Croix d’Oloron.

A cette dualité antique d’Iluro, le Moyen Age va substituer l’antagonisme entre Oloron et Sainte-Marie. Les vicomtes de Béarn sont très impliqués dans les expéditions croisades de « Reconquista » contre les musulmans en Espagne, en plein essor du pèlerinage vers Saint-Jacques de Compostelle. En 1080, l’un d’eux fonde sur la butte de Sainte-Croix un bourg étape, doté de privilèges et bientôt d’une église. Il prend aussitôt le nom d’Oloron face à la cité épiscopale de Sainte-Marie, qui garde la cathédrale.

La rivalité va durer près de 800 ans. Au 13e siècle, profitant de la Croisade des Albigeois, l’évêque obtient la seigneurie sur Sainte-Marie et son hameau de Saint-Pée ; Oloron fait élargir ses privilèges avec son For, puis se voit dotée d’une enceinte et de deux ponts. Aux 14e-15e siècles, elle obtient droit de marché et de foires, et sa croissance essaime en faubourgs. C’est bientôt la capitale économique du Béarn, grâce à son commerce de transit avec l’Espagne et à l’essor de son artisanat textile.

Guerres de religions puis Révolution suspendent à deux reprises cette prospérité. La rivalité entre les deux villes ne prend fin qu’avec la réunion de Sainte-Marie à Oloron imposée en 1858 par le Second Empire, favorisant l’arrivée du chemin de fer et la substitution de l’industrie à l’artisanat. Ainsi, de la dualité d’Iluro à l’agglomération d’Oloron-Sainte-Marie, c’est toute une histoire que ce site internet se propose de vous raconter…