Oloron Sainte Marie : toute une histoire...

Plan
Accueil - Plan du site
I - Situation et site
II - La période romaine
III - La période médiévale
IV - La cathédrale Ste-Marie
V - L'église Ste-Croix
VI - La Reconquista
VII - L'essor
VIII - Commerce et artisanat
IX - La réunification

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VII - L'essor.

La croissance urbaine se traduit par l’éclosion de faubourgs qui entourent bientôt les centres anciens. A Oloron, c’est surtout en ville haute, le Faubourg Saint-Pierre, très vite érigé en paroisse : son église est reconstruite au 18° siècle en style Contre-Réforme, et désaffectée dès la Révolution. Ce faubourg accueille une partie des foires, surtout aux chevaux. Avec sa place centrale il devient alors un des principaux quartiers de négociants. Ils y bâtissent tout autour plusieurs belles demeures. Ce faubourg se prolonge aussi par des rues d’artisans, bordées de petites maisons : telles la rue Labarraque, habitée par des bonnetiers et tricoteurs de bérets et la rue d’Aspe, par des charpentiers et des menuisiers.

A Sainte-Marie les faubourgs d’artisans se développent sur la terrasse de la cathédrale, le long des rues : la place des « Oustalots » (petites maisons) en est le point central, autrefois fréquentée par les sandaliers. Seul, le Bialé, qui descend jusqu’au Gave d’Aspe, constitue un véritable faubourg, comme son nom béarnais l’indique. Le pont qui enjambe ce Gave, jadis fortifié, a été rebâti au milieu du 18° siècle et depuis deux fois élargi. La place du Bout du Pont (aujourd’hui de Jaca), ornée d’une fontaine monumentale, est le cœur de ce faubourg. La municipalité de Sainte-Marie a longtemps voulu y établir un marché, mais s’est toujours heurtée à l’opposition d’Oloron qui défendait âprement l’exclusivité de ses privilèges. Cf. « L’essor de l’agglomération ».

Au sud de cette place s’établit au 18° siècle le Séminaire d’Oloron. Commencé par l’évêque Joseph de Revol avec le corps central, il est terminé par ses successeurs avec l’adjonction de deux ailes : celle de la chapelle, puis celle du collège. Classés monuments historiques, restaurés, les bâtiments abritent aujourd’hui un centre administratif.

Les deux villes mènent désormais leur destin, chacune de leur côté, et se dotent de fortifications. Oloron a des remparts disposés selon un trapèze irrégulier ; malgré les dégradations, ils sont encore en grande partie visibles actuellement. A l’intérieur de cette enceinte, dans le vieux quartier dit de l’Enclos, un couvent de Cordeliers est établi dès 1274, dont ne subsiste plus que la porte gothique de la chapelle. D’autres édifices médiévaux remarquables jalonnent encore ses rues : ainsi la Tour de Grède (maison-forte, classée monument historique), la Maison du Sénéchal, restaurée, et l’ancien Hôtel de Ville-Prison, désaffecté.

Les privilèges de la ville ont été renouvelés vers 1220 : c’est ce que l’on appelle le « For » d’Oloron, qui va assurer à la ville sa fortune économique dans le commerce, notamment avec l’Espagne. L’artisanat, surtout textile, en est alors le soutien principal. Toujours chérie des vicomtes, la ville obtient encore en 1326 un droit de marché. Il se tiendra pour une partie devant l’église Sainte-Croix, et pour l’autre partie sous des maisons à piliers. Surtout, Oloron obtient en 1398 l’octroi de deux foires, le 1er mai et le 8 septembre, dates proches à la fois d’importantes fêtes religieuses et de deux grands mouvements de transhumance.