La
vie à l'arrière.
La
vie au camp (1-2-10-29-31-36-37).
Dans les campagnes où
le feu de canon a détruit tout abri, on a constitué des camps, assez
loin des canons ennemis pour que les obus ne puissent les atteindre. Le campement
prend alors un caractère demi-citadin. Dans quelques camps, la forêt
proche a fourni les matériaux d'une salle de réunion pour les officiers
et les sous-officiers. Des aumôniers industrieux sont parvenus à
édifier de véritables chapelles. L'union sacrée se retrouve
ici : quand l'aumônier catholique a achevé sa messe, l'aumônier
protestant réunit son groupe de fidèles dans la même enceinte.
Les troupiers ont voulu du confort pour les moindres actes de l'existence : la
forêt, les bois leur ont procuré les rondins qui, savamment assemblés,
sont devenus des bancs, des chaises forts rustiques, un peu durs certes, mais
paraissant confortables et commodes à qui vient des tranchées. Parmi
les soldats d'origines si diverses, les gens de métier peuvent utiliser
leurs connaissances : on voit surgir dans les camps ou aux abords des villages
servant de cantonnement malgré les ruines, des installations étranges,
mais pratiques, pour l'amenée de l'eau, la toilette et même les douches
(10). Ce " luxe " ne se trouve pas partout : souvent le ruisseau voisin,
les puits permettent les ablutions réconfortantes. Le soldat n'est pas
privé des moyens de faire sa toilette, ni de procéder au lavage
du linge.

Ste-Ménehould.
Le Manège. 1° Messe de Lahorgue. 28 novembre 1915. - Le Manège.
L'autel dépouillé de ses ornements devient salon de coiffure et
bureau où chacun va faire sa correspondance. - Nubécourt. Le bain
de douche.
Dans
le fond un bombardement vu de Sivry-la-Perche. 2 mars 1916 - 8 mars. Un blessé
"qui ne s'en fait pas". Poste de secours de Germonville. - Villers-les-Moines.
19 mars 1916. Sous les marmites. Le rayon lumineux passe à travers un trou
d'obus.

20
mars 1916. Villers-les-Moines. Un toit en dentelle !
Les
exercices (4-5).
Il ne faut pas supposer que l'existence à
l'arrière soit un repos absolu : si l'on est relativement à l'abri
des bombes, la vie militaire ne perd pas ses droits. Aux soins d'entretien et
de propreté se joignent certains exercices préparant les soldats
à la lutte de tranchées.
A l'arrière, où l'on
a la sécurité, on peut se familiariser avec les maques à
gaz, le maniement de projectiles tels que les grenades et les bombes à
main.

Expérience
sur les gaz asphyxiants. La distribution des lunettes et tampons. - Sortie du
châlet au gaz.
Distractions
et jeux (11-19).
La vie au camp n'empêche pas les distractions
: les sports et les jeux ont un grand succès, lorsqu'on a abandonné
la tranchée pour séjourner à l'arrière, loin des "
marmites ", des grenades et des torpilles aériennes. Les chefs encouragent
ces distractions, y participent parfois. Les places des bourgs et villages servent
de terrain de football. Aux abords des camps, des appareils de gymnastique, des
jeux sont installés. Le succès est grand, acteurs et spectateurs
ne faisant jamais défaut.

Nubécourt.
Noël 1915 à la veille de "prendre les tranchées".
Le lt réunit les offs et s/offs du bataillon. Réunion des plus gaies
et des plus cordiales. Le s/lt Allain chante "Chargez !". - 17 janvier.
Popote des s/offs à Nubécourt. Piaux fait de la pâte à
crêpes. Gallais à gauche.