L'observation
des lignes ennemies.
Le
zeppelin (25).
Ballon
dirigeable allemand à carcasse métallique qui doit son nom à
son inventeur.
La carcasse rigide des Zeppelins était en aluminium et
en duralumin. Elle comprenait un certain nombre de cellules dans chacune desquelles
se trouvait logé un ballon à gaz. Le tout était recouvert
d'une enveloppe de toile imperméabilisée. Les dirigeables avaient
un volume de plus de 200 000 m3, avec 150, parfois, 180 m de longueur. Trois ou
quatre moteurs de 260 CV les propulsaient et ils emportaient jusqu'à 30
hommes d'équipage.
Les Allemands ont utilisé ces appareils pendant
la première guerre mondiale pour des raids de bombardement, et, ultérieurement,
pour des traversées commerciales de l'Atlantique.
Pour la recherche
de nuit et la destruction de ces appareils, le projecteur est un instrument très
efficace : balayant le ciel d'un faisceau lumineux, il suit l'appareil une fois
découvert et l'offre comme cible aux canons chargés de le détruire.
C'est grâce aux projecteurs que le Zeppelin venu au-dessus de la grande
gare de Revigny, près de Bar-le-Duc, put être détruit par
un auto-canon.

Ante.
21 février 1916. La fin d'un Zeppelin vue d'Ante (chemin du moulin).
L'aérostation
: sphériques et " saucisses " (28).
En dehors
de l'observation par avion, appareil idéal pour la reconnaissance, les
armées sont restées fidèles aux aérostats.
L'armée
française utilise encore le ballon sphérique captif, le seul employé
avant la guerre, dont le grand défaut est le manque de fixité :
il oscille et tourne sur lui-même par le vent, et rend l'observation difficile,
impossible même quand le vent dépasse une vitesse de 12 m. Cet inconvénient
avait amené un ingénieur militaire allemand, le commandant de Paneval,
auteur aussi d'un type de dirigeable, à chercher un ballon ne présentant
pas ce type d'inconvénients. Il a créé un ballon cerf-volant,
le Drachen-Ballon, de forme allongée, d'où le nom de " saucisse
" que les soldats donnèrent à cet engin. On avait essayé
un modèle semblable, mais la " saucisse " parut inférieure
pour la facilité des manuvres, et l'on en resta au ballon sphérique.
La guerre révéla que la rapidité d'ascension n'était
pas tout. Il fallait ramener les ballons à terre par des vents un peu forts,
tandis que les saucisses allemandes se maintenaient en l'air, donnant aux observateurs
ennemis d'énormes avantages. Les services rendus par ces ballons captifs
furent immenses, aussi les alliés comme les Allemands les ont-ils multipliés.
La saucisse était reliée par un câble à un treuil automobile
; l'observateur passait de longues heures dans sa nacelle. Il communiquait avec
le sol par téléphone et transmettait des renseignements permettant
de régler le tir des batteries. L'aérostier était muni d'un
parachute. Tous les soirs, on ramenait le ballon au sol. Leur destruction est
devenue l'un des objectifs de l'aviation.

Sivry-la-Perche.
Les saucisses "cach'ta v'la la saoucisse !".