Ernest Gabard, Carnet de guerre

Plan
I - Les lieux
II - Armement et équipement du soldat
III - Abris et tranchées
IV - Les gaz
V - La vie à l'arrière
VI - L'observation des lignes ennemies
VII - Les étapes du blessé

Ressources
Biographie de Gabard
Gabard et son temps
Lexique
Bibliographie - Liens
Les auteurs
Expériences en classe
Toutes les aquarelles

 

Contact :

Lionel Dupuy

Chargé de projet "Cultures et langues régionales"

CDDP 64

 

 

 

Les gaz (4-5-24).

Le 22 avril 1915, à Langemarck, au nord d'Ypres, les allemands utilisent pour la première fois les gaz asphyxiants. Des territoriaux de la 87° division française en furent les victimes. N'ayant aucun moyen de s'en protéger, les survivants durent quitter la position qu'ils tenaient.
On ne put d'abord recommander comme protection que de s'appliquer sur la bouche un linge mouillé. Puis les services de santé distribuèrent des lunettes et des sortes de bâillons imbibés d'un mélange d'huile de ricin de ricinate de soude. Ensuite seulement ont eut l'idée de fabriquer de véritables masques à gaz.
Les Allemands utilisèrent à l'origine un gaz à base de chlore qui était diffusé par des tuyaux placés à l'avant des tranchées. Il suffisait d'attendre, pour envoyer les gaz, que le vent soit favorable. Vinrent ensuite les obus à gaz chargés à l'ypérite, du nom de la région d'Ypres. Ce gaz était du sulfure d'éthyle dichloré et son odeur le fit surnommer " gaz moutarde ".
A l'arrière, où l'on bénéficie d'une relative sécurité, l'un des exercices les plus curieux est la protection contre les gaz asphyxiants : les hommes, ayant couvert leur visage de l'appareil de protection, pénètrent dans des galeries ou des fosses emplies d'un bain de gaz suffocants et y séjournent quelques instants. A leur sortie, ils font l'objet d'un examen de la part des médecins, ayant pour but de reconnaître si le système protecteur fonctionne bien et préserve des effluves nocifs.
Interdit déjà par la Conférence de La Haye le 29 juillet 1899, l'emploi des gaz fut de nouveau solennellement interdit après la guerre.

Expérience sur les gaz asphyxiants. La distribution des lunettes et tampons. - Sortie du châlet au gaz.- 16 janvier 1916. Mon portrait le plus récent.