Labastide Villefranche
AVANT
LA BASTIDE
L'emplacement près d'un gué est habité de longue date (traces
protohistoriques). Un village (Bielaca) préexiste à la fondation
de la bastide. Un chemin de St-Jacques traverse le site, un prieuré et
un hôpital relevant des bénédictins sont construits au XIIème
siècle. Aujourd'hui,
il reste la chapelle, mais elle a été transformée en bâtiment
privé à usage agricole.
LA
CREATION
En 1292, la vicomtesse Marguerite de Béarn fonde la bastide au nord-ouest
de son territoire, près de la frontière de la Guyenne alors anglaise.
LA
BASTIDE
Il ne semble pas que la place ait été ornée de couverts.
Dans l'actuelle salle
des fêtes, on trouve les vestiges d'une prison, remontant au moins au
XVème ou XVIème siècle. La
charte prévoit un marché un mercredi sur deux. L'église
a semble-t-il toujours été au même endroit. Elle a subi
des réfections mais à l'intérieur conserve des tombes intactes.
EVOLUTION
MEDIEVALE
Gaston Fébus fait fortifier la bastide en 1350 par une palissade et des
fossés et l'intègre dans le dispositif de châteaux forts
défendant les frontières du Béarn. Le
donjon carré est le seul reste des fortifications de 1350. Le premier
niveau était rempli de terre et servait sans doute à conserver
la nourriture. Les étages supérieurs étaient habités.
La cité est
détruite en 1523 par les troupes de Charles Quint.
EVOLUTION
POST-MEDIEVALE
Au XVIIème siècle, Labastide-Villefranche dépend du diocèse
de Dax ; catholiques et protestants se partagent l'église. Elle comporte
une abside semi-circulaire et un clocher-tour carré. Par contre deux
cimetières bien distincts existent alors, celui des protestants a aujourd'hui
disparu. La maison
de Jeanne d'Albret date du XVIIème. Elle est aussi connue sous le nom
de Maison Magendie. Elle comporte des fenêtres à meneaux. Au
XVIIème siècle, un marché aux bestiaux a lieu au pied de
la tour du château, il fait connaître une grande prospérité
à Labastide-Villefranche avant de disparaître à la fin du
XIXème siècle. De nombreux artisans arrêtèrent alors
leur activité et quittent le village. La population passe en un siècle
de 1200 à 332 habitants. Autour
d'un château du XVIIIème, Mme Combe fait réaliser entre
1912 et 1925 le parc par Jules Vacherot, héritier de la culture et du
savoir-faire des grands jardiniers-paysagistes qui ont remodelé Paris
à la fin du XIXe siècle. Le parc de 17 hectares, visitable (cité
aux Monuments Historiques), comporte une luxuriante végétation,
des bassins, un lac privé, un cloître roman espagnol rebâti
pierre à pierre et une chapelle.

La vocation agricole initiale des maisons des bastides s'est longtemps conservée
dans les petits bourgs ruraux. Une ancienne entrée de grange dans le
bourg à Labastide Villefranche.

Les pierres claviaires témoignent des phases de reconstruction des maisons
(ici 1748). Mais l'emplacement de la construction initiale est souvent préservé.