Lexique.
Bataillon
(11).
" Entre 1914 et 1918, l'élément tactique de base
est la Division d'infanterie. Le 02 août 1914, la France mobilise 93 divisions
dont 45 actives, 25 de réserve, 11 territoriales, 2 coloniales, 10 divisions
de cavalerie. Le 11 novembre 1918, elle dispose de 119 D.I.
La division d'infanterie
comprend :
En 1914 : 4 régiments d'infanterie à 3 bataillons
- 1 régiment d'artillerie de campagne à 3 groupes - 1 escadron de
cavalerie - 1 compagnie de génie.
En 1918 : 3 régiments d'infanterie
à 3 bataillons - 1 régiment d'artillerie de campagne à 3
groupes - 1 groupe d'artillerie lourde - 1 escadron de cavalerie - 1 bataillon
du génie - 1 escadrille " (d'après Jean Nicot, ouvrage cité).

Nubécourt.
Noël 1915 à la veille de "prendre les tranchées".
Le lt réunit les offs et s/offs du bataillon. Réunion des plus gaies
et des plus cordiales. Le s/lt Allain chante "Chargez !".
Binious
(09).
Type breton de la cornemuse - terme maritime, nom que l'on donne
au matelot clairon d'un navire.

Nubécourt
- Les binious du Regt à l'Ecole.
Bivouac
(26).
Mode de stationnement des troupes en campagne, caractérisé
par une installation sommaire en plein air.

Bois
de Béthelainville. 25 février 1916. Feu de bivouac. Neige.
Boyau
(15-38).
Communication enterrée, étroite, qui relie les postes
de combat et dont le tracé sinueux empêche les tirs d'enfilade.

30
décembre 1915. Mon poste de combat. Boyau de la Harazée. Exercice
pour les "gaz". Les hommes portent les masques. Dans le fond le ravin
des chênes. - 21 mars 1916. Le boyau couvert de Villers-les-moines. Au fond
une marmite sur le bois Bourru ; à droite le bout du boyau.
Gabion
(17).
Panier cylindrique, sans fond, en branches entrelacées, employé
pour établir rapidement des parapets de terre, soutenir des talus ou des
abris d'artillerie ; dans certains cas, des sacs remplis de terre remplacent les
matériaux solides.

Entrée
du poste d'écoute 10. La Harazée. Tranchée de 1° ligne.
1° janvier 1916.
Guitoune
(3-27).
En argot, tente (de l'arabe : kitoun).

Le
Manège - La Guitoune des s/offs du détachement. Lacoumette fait
sa correspondance. - Bois de Bethelainville. 29 février 1916. La guitoune.
Marmite
(23).
En argot militaire, ce terme désigne un obus de gros calibre
; le " marmitage " est synonyme de bombardement.

1°
février 1916. Batterie de 75 contre les avions. Au premier plan, des trous
de marmites.
Ouvrage
(16).
Travaux de terrassement ou d'aménagement des postes de combat
ou d'observation.

Ouvrage
B. travail de nuit. 31 décembre 1915.
Popote
(8).
Local où est installée la cuisine. Par extension, c'est
la salle où mangent en commun les officiers et les sous-officiers.

Nubécourt.
Une prise de la popote des s/offs.
Poste
d'écoute (17).
Emplacement dans la tranchée ou en avant de
celle-ci, destiné à repérer les mouvements de l'ennemi.

Entrée
du poste d'écoute 10. La Harazée. Tranchée de 1° ligne.
1° janvier 1916.
Relève
(18).
Remplacement d'une troupe en position de combat par une autre. Désigne
également la troupe effectuant cette opération.

La
relève. Les cuisines roulantes à Moiremont. 6 janvier 1916.
Rup
(18).
Mis pour Rupt. Le ru est un petit ruisseau de même étymologie
que rivière et ruisseau (ripa, la rive) qui parfois s'écrit rupt
en Lorraine.

La
relève. Les cuisines roulantes à Moiremont. 6 janvier 1916.
Sape
(12).
Travaux de terrassement permettant de s'approcher des lignes ennemies.
La
sape profonde (la terre étant évacuée à l'arrière)
est recouverte de terre, supportée par des claies ou des rondins.

La
Harazée. 27 décembre 1915. Sape 1 occupée par ma 1/2 section
à son arrivée.
Saoucisse
(28).
Mis pour saucisse.
Ballon captif de forme allongée servant
d'observatoire militaire " cacht'a vla la saoucisse ", reconstitution
phonétique de la prononciation régionale, " cache-toi voilà
la saucisse ".

Sivry-la-Perche.
Les saucisses "cach'ta v'la la saoucisse !".