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Journée des langues – CDDP de la Gironde – 15 octobre 2003

 
 

LE CADRE COMMUN DE REFERENCE EUROPEEN ET LE PORTFOLIO EUROPEEN DES LANGUES AU COLLEGE
Intervention de J.P. Dufresne, IA-IPR d'allemand

M. Dufresne, I.P.R. d'allemand, précise en préambule que le cadre commun n'est ni un programme ni une doctrine.
Par conséquent, celui-ci doit être adapté.

Mais c'est une base commune utile car il décrit toutes les compétences à acquérir dans le but de la communication, objectifs que l’on retrouve dans l’ensemble des programmes d’enseignement de langues vivantes.
Il ajoute qu'il faut échapper à la dualité " langue de service/ langue de culture " et insiste sur la nécessité de connaître l'Histoire, la Géographie, la Culture du pays.

Puis il présente le " Portfolio des langues européennes " en insistant sur les axes forts des chapitres.

Le " Portfolio des langues européennes " définit une échelle globale de niveau de compétences :
- de l'utilisateur élémentaire (niveaux A1,A2) à l'utilisateur indépendant (B1, B2), puis expérimenté (C1,C2) qui n'est pas un natif et qui ne parle pas à la perfection .
Chaque palier franchi doit être considéré comme une réussite.

On cherche à cibler les points forts et les points faibles de chaque élève.
Si l’on accepte cette notion de pallier, on change le regard porté sur l’apprenant ainsi que les modalités d’évaluation. Celles-ci vont permettre de mettre en évidence les points forts et entamer grâce aux points faibles un travail de remédiation.

- Le deuxième axe du Portfolio est l’entrée auto-évaluative : c’est à l’apprenant à déterminer ce qu’il semble avoir réussi (apprentissage).

- Un dernier axe d’évaluation présente une échelle de niveau réservé aux professeurs :

   
  1. étendue de la langue
  2. correction grammaticale
  3. aisance : interaction, cohérence…

Monsieur Dufresne revient ensuite sur les différents chapitres pour montrer la cohérence du cadre commun.

  • Le chapitre 1 définit les objectifs de la politique du conseil de l’Europe.
    Il répond à trois questions. Pourquoi le cadre commun est-il nécessaire ? Quelles utilisations pour ce cadre ?
    A quels critères doit-il répondre ?

  • Le chapitre 2 propose une perspective " actionnelle " qui conditionne les choix que le professeur peut faire pour l’élaboration de son cours : mise en place de stratégie langagière.
    Ce chapitre se poursuit par une analyse de terme : texte, domaine, tâche, activité langagière, repris dans les chapitres suivants.
    Il faut évaluer dans chaque performance de l’élève différents stades : la stratégie adoptée, l’exécution, le contrôle et la remédiation.
  • Le chapitre 3 conditionne le chapitre 4, 5 et 6.
  • Le chapitre 4 précise le contexte d’utilisation de la langue : domaine, thématique, contexte mental de l’apprenant. Ce chapitre comprend une liste d’activité que l’élève doit réaliser.
    Il s’agit d’un cadre " actionnel " déclinant une activité générale en sous activité.
  • Le chapitre 5 concerne les compétences socio-linguistiques et pragmatiques attendues de l’élève. Monsieur Dufresne conseille de fixer des échelles plus restreintes pour ne pas tomber dans l’émiettement des évaluations.
  • Dans le chapitre 6, les opérations d’apprentissage et d’enseignements sont classées.
    Ce chapitre constitue un catalogue des opérations possibles et mentales pour apprendre. Il incite à la réflexion.
  • Monsieur Dufresne conclut avec le chapitre 7.
    Celui-ci concerne la tâche de l’élève et propose quelques exemples limités de méthodologie.

Mérignac, le 15 octobre 2003, Journée des langues