Ces "MARQUES DU SOUVENIR" sont partout présentes dans notre environnement quotidien.
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2 - CES " MARQUES DU
SOUVENIR " : |
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21 - TRACE D’UN EVENEMENT
Il peut avoir un caractère :
- international
Ex : Boulevard de Stalingrad, à Périgueux : hommage aux héroïques combattants de cette bataille décisive qui marqua le premier recul de l’envahisseur en U.R.S.S
- national
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Ex : Avenue du 8 mai 1945 à Champcevinel, Place du 8 mai 1945 à Périgueux, Place de la Résistance à Trélissac, … |
- strictement local
Ex : Rue du Pont-Lasveyras à Lanouaille
22 - TRACE D’UNE ACTION DE RESISTANCE
Il peut s’agir :
- d’une réunion :
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Ex : c’est sur la commune de Breuilh (canton
de Vergt), dans le château que, le 6 juin 1944, se réunirent l’état-major
F.F.I, la Préfecture du Maquis et le Comité de Libération qui
décidèrent de la généralisation des combats contre les Allemands et
leurs alliés vichyssois.
Pour plus de détails sur cette réunion : Cf. " Histoire de la Résistance en Périgord ", Guy Penaud, Pierre Fanlac, Périgueux, 1985, pp. 279-281 |
- de la naissance d’un mouvement :
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Ex : Ici, la plaque apposée, avenue Georges Pompidou à
Périgueux, sur la façade de l’Institution Saint Joseph. Elle rappelle la fondation, en ces lieux et en juin 1942, du mouvement " Combat " en Dordogne et le nom de ceux qui furent les pionniers., On y relève, entre autres, Edmond Michelet (chef régional de " Combat "), le capitaine Raymond Faro (commandant de l’A.S. de " Combat " pour la Région), Georgette Claude-Gérard (responsable de la coordination des parachutages), le duc de Choiseul-Praslin, André Boissière, instituteur à l’école Saint-Martin. Sur le rôle de l’Institution Saint Joseph et de Jean Sigala dans la Résistance, cf. Georges Rocal et Léon Bouillon, " Jean Sigala (1884-1954) ", Editions Coquemard, Angoulême, 1954, p. 99 et suiv. |
- de la naissance d’un réseau
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Ex : à quelques centaines de mètres des limites du département de la Dordogne, se trouve un ensemble monumental, composé d’une stèle à la mémoire d’Edouard Etourneau, de 2 murs dressés portant diverses plaques, des grilles brisées symbolisant la déportation, ainsi que deux culots de V2 rapportés de Londres. Devant l’ensemble, une urne renferme des cendres de
Mauthausen, du Struthof et du Mont-Valérien.Ce mémoire voulu par les
survivants du premier réseau de la France Libre, " CND-Castille "
et inauguré en 1983, évoque la mémoire de leurs camarades victimes de
la barbarie nazie : |
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Sur le rôle d’Edouard Etourneau, cf. " Mémorial de
la Résistance en Dordogne… sous la terreur nazie ",
A.N.A.C.R. / Copédit, décembre 1985, p.252 Sur la naissance de " CND-Castille ", cf. témoignage de Marie Rigoulet, in " La Résistance ", Collectif, A.N.A.C.R. Dordogne, Imprimerie Moderne, Périgueux, mars 1996, pp. 61-64 |
- de la création d’un maquis
Ex : la stèle érigée à Savignac-Lédrier, au
lieu-dit " La Chapelle "
Elle évoque la création en février 1943 du " groupe maquis de
Payzac – Savignac-Lédrier qui combattit de la Corrèze à l’Atlantique pour
retrouver la liberté " et rend hommage " à ses 49
morts ".
Pour de plus amples informations :
Cf. " La Résistance ", Collectif, A.N.A.C.R. Dordogne,
Imprimerie Moderne, Périgueux, mars 1996, p. 267
Cf. " Bataillon Violette ", capitaine Fred, Imprimerie
Fabrègue, Saint-Yirieix, 1975, pp. 27-30
Cf. " La Brigade Rac ", capitaine Fred, Imprimerie
Fabrègue, Saint-Yirieix, 1977, pp. 72-74
Cf. " Histoire de la Résistance en Périgord ", Guy Penaud,
Pierre Fanlac, Périgueux, 1985, p. 104
- de la participation des étrangers à la Résistance
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Ex : la stèle de Veyrines-de-Domme, dédiée à
la M.O.I. Elle rappelle la participation et le sacrifice des combattants
de la M.O.I. (Main-d’Oeuvre Immigrée)
Pour plus de détails sur cette formation : |
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Ex : la stèle du cimetière du Nord à Périgueux,
dédiée aux Soviétiques. Elle rappelle le sacrifice des combattants
soviétiques qui, à la suite de " l’évasion "
vers le maquis de quelques soldats géorgiens de l’Ost-Bataillon 799
cantonné à Périgueux, sont fusillés par les Allemands, le 10
décembre, au champ de tir de la Rampinsolle.
Pour plus de détails sur les Géorgiens : |
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Ex : la stèle de la Moranchie, à
Saint-Germain-des-Prés. Elle rappelle le sacrifice de 6
officiers aviateurs de la Royal Air Force dont l’avion, au cours d’une
mission de ravitaillement des maquis français en armes et en munitions,
s’est écrasé au cours d’un orage, dans la nuit du 21 août 1944,
près du village de La Moranchie (commune de Saint-Germain-des-Prés)
Pour plus de détails sur cet accident : |
- de l’engagement de quelques Périgourdins dans les Forces Françaises Libres
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Ex : la plaque apposée à Lanquais à la
mémoire d’Yvan Monceau Elle rappelle l’appartenance du Quartier-Maître Monceau aux Forces Françaises Libres et plus particulièrement au 1er Bataillon de Fusiliers-Marins Commandos (les légendaires Commandos Kieffer) et son sacrifice héroïque face aux nazis le 1er novembre 1944 à Flessingue (Hollande). Pour plus de détails sur cet homme : |
- d’un lieu de parachutage
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Ex : la stèle de Lagudal devant laquelle se
recueille Albert Rigoulet, alias " Le Frisé ". Cette stèle rappelle que dans la nuit du 10 au 11 octobre 1941, eut lieu en cet endroit le premier parachutage du S.O.E. (Special Operations Executive) en France, à savoir la réception de quatre officiers des services britanniques (Marc Jumeau, Jack Hayes, Jean Le Harivel et Daniel Turberville) Pour plus de détails sur cette opération : |
- d’un attentat
Ex : La stèle élevée, en bordure de la R.D. 28, à environ 2 km de Cadouin,
au lieu-dit " Le Vieux Moulin ".
Elle rappelle le souvenir du résistant Robert Mathé qui fut le premier à
abattre un soldat ennemi sur le sol de notre département
Sur le rôle de Robert Mathé :
Cf. " La Résistance ", Collectif, A.N.A.C.R. Dordogne,
Imprimerie Moderne, Périgueux, mars 1996, pp. 167-170
Cf. " Francs-Tireurs et Partisans Français en Dordogne ",
Collectif, Editions Maugein, Tulle, juin 1990, pp. 125-127
Cf. " Histoire de la Résistance en Périgord ", Guy Penaud,
Pierre Fanlac, Périgueux, 1985, pp. 127-128
- d’un sabotage
Ex : La plaque apposée sur le lieu du sabotage aux Ateliers
S.N.C.F. de Périgueux, à l’occasion du 50ème anniversaire de cette
opération qui compte parmi les faits marquants de la Résistance-Fer.
Elle rappelle le sabotage, le 12 décembre 1943, par les F.T.P. du groupe
" Gabrielli " et de son détachement spécial baptisé
" Wodli ", de la grue de 50 tonnes qui servait à dégager
les voies lors des obstructions à la suite des sabotages par exemple.
Sur cette opération :
Cf. " La Résistance ", Collectif, A.N.A.C.R. Dordogne,
Imprimerie Moderne, Périgueux, mars 1996, pp. 242-244.
Cf. " Francs-Tireurs et Partisans Français en Dordogne ",
Collectif, Editions Maugein, Tulle, juin 1990, pp. 365-367.
Cf. " Histoire de la Résistance en Périgord ", Guy Penaud,
Pierre Fanlac, Périgueux, 1985, pp. 137-138.
Cf. " 1944 en Dordogne ", Jacques Lagrange, Pilote 24
Editions, Périgueux, octobre 1993, pp. 394-400.
- d’une embuscade
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Ex : La plaque apposée sur la R.D. 76, entre les
villages de l’Age et du Chatenet, commune de
Saint-Germain-des-Prés Ici, la plaque évoque l’issue favorable d’une action menée, le 30 mai 1944, à l’Age (commune de Saint-Germain-des-Prés), par les Francs-Tireurs et Partisans Français contre la Milice et qui a abouti à la libération de 4 patriotes d’Excideuil. Pour plus de détails sur cette opération : |
23 - TRACE DES PERSECUTIONS ET DES REPRESSIONS
Il peut s’agir :
- d’une mesure répressive visant les membres de certains courants politiques
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Ex : la stèle érigée à Fanlac, au château
du " Sablou " Elle commémore le cinquantenaire de l’ouverture de ce camp de " résidence surveillée " où 320 communistes, syndicalistes, militants qualifiés " indésirables et dangereux " sont internés du 17 janvier au 31 décembre 1940 avant d’être dispersés en d’autres lieux de détention et notamment en Afrique du Nord. Sur ce camp d’internement surveillé : |
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Ex : la stèle érigée à Lalinde, au lieu-dit
" Sauveboeuf ", sur l’emplacement de l’ancien
camp de Mauzac La stèle de droite rappelle qu’en ces lieux furent internés entre 1940 et 1944 des opposants au régime de Vichy et à l’occupant nazi, celle de gauche que le camp a été libéré le 7 juin 1944 par le groupe " Cerisier ", les maquis des environs et les résistants internés. |
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Pour plus de détails sur ce camp d’internement : Cf. " La Résistance ", Collectif, A.N.A.C.R. Dordogne, Imprimerie Moderne, Périgueux, mars 1996, pp. 606-610 Cf. " Histoire de la Résistance en Périgord ", Guy Penaud, Pierre Fanlac, Périgueux, 1985, p. 64 et suiv. Cf. " Francs-Tireurs et Partisans Français en Dordogne ", Collectif, Editions Maugein, Tulle, juin 1990, p. 313 et suiv. |
- d’une mesure répressive visant les membres de certaines associations
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Ex : la plaque apposée sur la façade de la
Loge du Grand Orient de France, rue Saint-Front à Périgueux Elle évoque les mesures répressives prises par le gouvernement de Vichy à l’encontre des loges maçonniques et notamment l’effacement de tous les emblèmes maçonniques sculptés sur les façades des Temples maçonniques. |
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Pour plus de détails sur ces mesures : Cf. " Histoire de la Résistance en Périgord ", Guy Penaud, Pierre Fanlac, Périgueux, 1985, p. 43 Cf. " Histoire de la Franc-Maçonnerie en Périgord ", Guy Penaud, Pierre Fanlac, Périgueux, 1989, Chap. XIII, pp. 195-207 |
- d’une rafle
| Ex : la plaque apposée à l’entrée du théâtre
" Le Palace ", rue Bodin à Périgueux Elle commémore la rafle du 10 mai 1944 au cours de laquelle plus de 200 hommes et femmes, Juifs, résistants, communistes, … arrêtés par la Milice dans l’ensemble de la ville, furent rassemblés en ce lieu pour être, pour la plupart, " déportés vers une destination inconnue ". Pour plus de détails sur cette rafle : |
- du lieu d’un assassinat
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Ex : la stèle de Saint-André de Double, en
bordure de la R.D. 13, à proximité de l’étang des Landes. Elle rappelle l’assassinat, par un détachement allemand, le 8 août 1944, d’Emile Bazillou. Enfant de Mussidan, ce menuisier-ébéniste est l’un des organisateurs de la Résistance dans la région de Mussidan où il crée des groupes de légaux. Arrêté le 8 août , alors qu’il cherche à s’informer sur les événements de Saint-Etienne-de-Puycorbier , il est interrogé, molesté, puis exécuté par les Allemands. Pour plus de détails sur Emile Bazillou et cette affaire : |
- d’une exécution
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Ex : Le monument des Quatre-Routes, à Saint-Astier. Il rappelle qu’à Saint-Astier, au lieu-dit " Les Quatre Routes ", les Allemands fusillent 21 otages parmi lesquels figurent l’abbé Léonce Lafaye, envoyé comme parlementaire et l’interprète Fernand Lévy qui étaient allés au devant des Allemands avec un drapeau blanc, porteurs d’un message proposant un cessez-le-feu. Les autres otages avaient été arrêtés au cours de la journée et étaient attachés deux par deux au moment de la fusillade. Pour plus de détails sur cette affaire : |
- d’un village martyr
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Ex : Rouffignac La plaque évoque le martyr, le 31 mars 1944, du village de Rouffignac et la remise de la Croix de guerre avec palmes par le général de Gaulle en personne le 5 mars 1945. Pour plus de détails sur ces tragiques événements : |
- d’un massacre
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Ex : le monument de Mussidan Il célèbre la mémoire des 52 victimes innocentes fusillées par les nazis le dimanche 11 juin 1944. A la suite de l’attaque du train blindé en gare de Mussidan par les maquisards, les Allemands et leurs alliés de la " Phalange nord-africaine " se livrent au pillage de la ville et à de sanglantes représailles. Pour plus de détails sur cette affaire : |
- du lieu d’un combat
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Ex : le monument de Saint-Germain-du-Salembre, au
lieu-dit " L’Espinasse " Il évoque la tragédie du 27 juillet 1944 au cours de laquelle 33 hommes du bataillon " François " (F.T.P.F.) trouvèrent la mort, en volant au secours d’un groupe de l’A.S. (bataillon " Roland ", cantonné à la Martinière, commune de Chantérac). Pour plus de détails sur ce combat : |
- Qui était-elle / il ?
- Pourquoi a-t-elle / il résisté ?
- Comment a-t-elle / il résisté ?
- de restituer, dans la diversité et la pluralité de ses composantes, l’unité de cette armée des ombres, le sens de son combat et de ses projets portés par le programme du C.N.R.