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GOULETQUER, Pierre. Le livre des premiers hommes. Gallimard jeunesse : 1984. 92 p. ; 19 cm (Découverte cadet).

           

Après un bref passage par la dérive des continents et une chronologie de l'ère primaire à l'âge du fer, présentation des grands thèmes de la préhistoire (au sens large) présentés par double page illustrée : la formation de la terre, les origines de l'homme, son évolution dans ses aspects fondamentaux (utilisation du feu, techniques, pratiques artistiques, rites funéraires).

7,39 euros

A partir de 12 ans

Avis :
Avis général réservé en raison des inexactitudes dues au manque de réactualisation.

impression générale

analyse complète

analyse scientifique

analyse pédagogique

Impression générale :
Livre de petit format, facilement manipulable, qui souffre d'une absence de mise à jour (1984) malgré la réédition de 1995. Il appartient à une collection destinée à l'école primaire, alors que le public auquel il s'adresse est manifestement plus âgé. Bon ouvrage de vulgarisation, précis et fouillé, mais trop dense et présentant une grande disparité de textes et d'illustrations. Son utilisation est pratique et aisée. Les illustrations nous ont semblé particulièrement bien choisies en regard d'un si petit format.

Analyse complète :
Le format utilisé semble trop petit pour ce type d'ouvrage. Il comporte cependant un lexique, une table des matières, une table des poèmes et les biographies de l'auteur et des illustrateurs. Mention spéciale donc pour le souci d'aider le lecteur à s'orienter, même si la table des matières nous a paru manquer un peu de hiérarchie dans les thèmes abordés.
Les têtes de chapitres sont bien explicites et aident, ainsi que l'organisation des illustrations, à repérer les idées principales. Celles-ci suivent une démarche chronologique tout au long de l'ouvrage.
Chaque chapitre se déroule sur une double page présentant le texte au milieu et les légendes des illustrations sur les côtés, nettement séparés. Les titres s'identifient facilement et apporte une information sans ambiguïté sur le contenu du chapitre correspondant. Il est clair que l'on a cherché à aider le jeune lecteur par une présentation rigoureuse, mais la page reste surchargée d'informations multiples.
L'information fournie est précise, intentionnellement concise et très synthétique vu le peu de place disponible au regard du champs couvert, ce qui ne permet que peu de reformulations. Les textes documentaires sont en majorité informatifs, descriptifs et explicatifs. Ils coexistent avec des textes littéraires particulièrement bien choisis (poèmes, chansons, réflexions) dont les sources sont citées à la fin du livre. Cette cohabitation, plutôt rare, peut particulièrement enrichir un travail sur la différenciation des types de textes, mais peut également dérouter le jeune lecteur.
La typographie est nécessairement réduite. Les origines très diverses des textes entraînent des styles très différents, parfois humoristique.
Le vocabulaire technique ou scientifique, pas trop abondant, est systématiquement expliqué soit dans le texte, soit dans le lexique.
L'illustration, surtout informative et iconographique, procède par dessins détourés, tableaux, schémas (chronologie) et cartes. Elle est de bonne qualité mais quelquefois beaucoup trop petite. Souvent très riche et bien choisie, complémentaire du texte, elle occupe 40 à 50 % de l'espace. Les légendes relient bien le texte et l'image, elles sont explicatives.
Les sources des images sont quelquefois citées.

Analyse scientifique :
Les inexactitudes rencontrées sont liées essentiellement à l'évolution de la recherche, dont les interrogations ou les hypothèses sont trop absentes.
Page de couverture : le choix des alignements de Carnac pour un livre dédié au paléolithique est probablement dû aux origines bretonnes de l'auteur.
p. 8 et 9 : la chronologie souffre du format, trop tassée elle est difficile à comprendre (l'Homme de Néandertal se retrouve cité sous l'appellation paléolithique supérieur par exemple). Le choix des couleurs est heureux, de même que la présentation qui bifurque en deux voies parallèles pour montrer la différence d'évolution entre l'Europe et le Proche-orient. Malheureusement les dates ne sont plus toutes exactes.
p.17 : "Vivant entre 10 et 2 millions d'années, le giganthopithèque est contemporain d'homo erectus."
Aujourd'hui, une partie d'homo erectus est rangée sous l'appellation Homo ergaster, entre 2 et 1 millions d'années. H. erectus stricto sensu est daté actuellement autour de 1,3 à 0,6 million d'années.
p.22 : "Age de l'enfant de Taung : entre 3 et 6 ans", sujet très polémique…
p.25 : "Les Australopithèques disparaissent il y a 1 million d'années" : on considère aujourd'hui qu'ils vivaient entre 4,5 et 2 millions d'années.
Australopithecus robustus (2,2 à 1,2 millions d'années) est rangé aujourd'hui dans le genre paranthrope : on parle de "Paranthropus robustus" (même problème p.28).
p. 30-31 : exemple clair de l'évolution d'une théorie en fonction des découvertes archéologiques : "les hominidés ont tous été découverts à l'est de la Rift valley". En 1995, les restes d'un australopithèque Bahrelghazali (nommé "Abel") ont été découverts à l'ouest, au Tchad, et datés de 3,3 millions d'années.
p. 33 : tous les crânes d'homo erectus n'ont pas la "crête".
p. 36 : "Découverte du feu" est un terme mal choisi. Il est plus juste de dire : "Maîtrise du feu" comme dans la suite du texte.
p. 37 : le texte expose la maîtrise du feu vers -400 000 ans alors que l'homme représenté dans la même page ressemble nettement à un homo sapiens sapiens.
p. 38 : autre exemple de différence entre les chercheurs : certains considèrent qu'il n'y a pas de preuve réelle de la présence d'Homo erectus en Europe, et parlent de pré-néandertaliens, d'autres maintiennent l'appellation Homo erectus.
p. 42 : "Néandertal disparaît vers -35 000 ans" : il y a des traces d'occupation dans le sud de l'Espagne vers - 28 000 ans.
p. 44 et 45 : le texte parle d'un "environnement rigoureux" pour l'homme de Néandertal, ce que ne confirme pas l'image, présentant de plus une chasse au rhinocéros peu crédible.
p. 49 : on n'utilise plus la notion de race, mais d'ethnies ou de groupes.
p. 50 : l'appellation "Périgordien" n'est plus utilisée (Châtelperronien ou Gravettien). Pour montrer la technique de taille de lames du paléolithique supérieur, le dessin montre un percuteur de pierre, alors que l'on utilisait un percuteur tendre (os, bois de cervidé) comme on le lit dans la suite du texte.

Mots clés : préhistoire, mode de vie, homme préhistorique, évolution de l'homme, art préhistorique, protohistoire, rite funéraire, mégalithe.



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