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PELOT, Pierre. Au temps de la préhistoire. Sorbier : 2002. 45 p. ; 28 cm. (La vie des enfants)
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Une année de la vie des Arahus, clan d'homo sapiens sapiens vivant au début du Paléolithique supérieur. Ce récit de leur vie quotidienne permet d'aborder les thèmes de la chasse, la maternité, le feu, la mort, l'art et les croyances tels que l'on peut les supposer à cette époque.
Ce récit est entrecoupé de passages plus personnels, relatant un moment particulier de la vie de certains personnages.
12 euros
A partir de 9 ans / 10 ans
Avis :
recommandé en lecture plaisir, réservé dans les autres domaines
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Impression générale :
Il faut bien garder à l'esprit qu'il ne s'agit pas réellement d'un documentaire, contrairement à ce que laisse supposer le titre et la présentation située en quatrième de couverture, mais plutôt d'un " documentaire narratif " où l'auteur apporte sa vision personnelle et prend parti, même s'il se base sur des traces archéologiques. La présentation est agréable, le style simple et imagé, mais l'entrecroisement des deux récits, qui n'est pas annoncé, coupe la lecture en continu, et entraîne plus d'inconvénients que d'avantages.
Analyse complète :
On ne trouvera pas dans ces textes nécessairement narratifs et subjectifs, les mêmes éléments que dans les documentaires (définition des termes techniques, légendes bien développées, points de vue différents…).
Une introduction générale, présentant néandertaliens et hommes de Cro-magnon, cerne bien le sujet.
Deux récits se succèdent ensuite en alternance, tout deux narratifs. Le premier, chronologique, utilisant un mode indirect, avec des temps au passé, d'un style un peu solennel, plus proche de la légende. Le second sur un mode direct, raconte des évènements ponctuels et personnalisés en utilisant le présent. Chaque texte se distingue également par un titre, par sa typographie, et par la couleur des titres des chapitres identique à celle des formes (carré dans le premier, losange pour le second) dans lesquelles s'inscrivent les numéros de page.
Cette différenciation des couleurs ne se retrouve que partiellement au niveau du sommaire qui reprend les titres des chapitres. Ceux-ci sont suffisamment explicites pour permettre d'anticiper les histoires. Par contre les thèmes qui apparaissent au début de chaque passage du deuxième récit précisent le titre du chapitre, mais ne figurent pas dans le sommaire.
La lecture est suivie, souvent par double page, la typographie choisie est bien lisible et agréable. Le style est accrocheur et axé sur l'affectif.
Le texte, bien développé et sans termes trop techniques, se présente sur deux colonnes par page, entrecoupé d'images.
Ce sont des dessins reconstituant une scène de la vie quotidienne, souvent sans légende, sans unité stylistique, ou des photographies de bonne qualité, souvent en très gros plan et hors contexte. De ce fait, les proportions relatives ne peuvent être respectées, et la " Vénus de Sireuil " (p.15) apparaît plus importante que le " campement de chasseurs " situé en face. Près de la moitié des photographies, de bonne qualité, sont iconographiques et décoratives. Les légendes sont très succinctes, et fournissent quelquefois l'époque et la localisation. La page forme un ensemble équilibré et stable, où le texte occupe près de 60 % de l'espace.
La quatrième de couverture laisse supposer que les réponses aux questions sont apportées dans cette collection par des historiens, mais qui sont-ils, les auteurs ou des scientifiques référents, et l'auteur en fait-il partie ?
Les sources iconographiques sont citées en fin d'ouvrage.
Analyse scientifique :
Dans l'introduction, l'affirmation que les Néandertals et les Sapiens sapiens sont deux espères séparées sans descendance commune reste une hypothèse de travail chez certains chercheurs.
Inégalité de qualité des reconstitutions de scènes de la vie quotidienne dans le les illustrations (photos de parc ou dessins).
P.14 : datation du site montré en dessin, -450 000 ans.
p.15 : la Vénus de Sireuil est gravettienne (vers -25 000 pas -35 000).
p.16 : on ne sait pas d'où viennent les empreintes ni la Vénus.
p.17 : la Vénus est gravettienne (vers -25 000 pas -35 000).
p.18 : Vénus de Laussel, -25 000.
p.19 : pas de provenance des os décorés...
p.20 : il manque un zéro à la datation da la cabane qui est une reconstitution de celle du Lazaret (Nice), -350 000 ans.
p.21 : le galet peint date de l'Azilien, les autres objets du Magdalénien.
P.22 : introduction d'une représentation probablement ancienne sans avertissement du lecteur, introduisant de nombreuses inexactitudes (habillement " romain ", arcs et flêches, embarcations).
p.23 : les pointes de harpons proviennent du Musée de Périgord, Ville de Périgueux.
p.27 : attention, pas de preuve directe de l'utilisation de l'arc à cette époque.
p.30 et 31 : pas de provenance. Pincevent ?
p.34 : illustration sans aucune indication, image erronée parce qu'ancienne.
p.36 : pas de provenance.
p.38 : inhumation magdalénienne de St Germain la Rivière (magdalénien).
p.40 : il s'agit d'une inhumation de néandertalien alors que le texte parle d'une tribu de Sapiens sapiens.
p.43 : fresque avec vaches et chevaux.
p.44 : pas de provenance.
Mots clés :paléolithique supérieur, vie quotidienne.
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