Impression générale :
Le livre ne traite qu'une seule période, ce qui dégage une impression de clarté par rapport aux ouvrages encyclopédiques plus habituels. Ceci permet d'apporter une vision particulièrement complète sans perdre le lecteur dans un foisonnement d'époques et de contextes différents ; ainsi que de s'appuyer systématiquement sur des sites archéologiques et le travail des scientifiques. La démarche est clairement explicative et les images de bonne qualité. L'ouvrage s'enrichi de plus d'une réflexion sur le patrimoine.
Attention toutefois, le texte est assez long et non-hiérarchisé, ce qui ne permet pas une recherche ponctuelle et demande de bons lecteurs, et quelques hypothèses sont bien subjectives.
L'illustration, grande et détaillée, peut être dissociée du texte général pour être utilisée avec les plus petits, mais pas de la légende.
Analyse complète :
D'approche classique, ce documentaire développe les chapitres sur une double-page, en lecture suivie et sans hiérarchisation. Le texte y est souvent beaucoup plus complet que ne le laisse entendre le titre, les explications sont longuement développées , sans chapeau introductif. Cette présentation ne facilite pas la lecture ni le repérage de l'information, et aurait demandé un index.
De type informatif et descriptif, le texte est bien détaillé et clairement basé sur la démarche archéologique, ce qui est l'un des apports particulièrement intéressant de cet ouvrage. Les termes scientifiques peuvent généralement être déduits du texte, mais pas toujours à l'intérieur du même chapitre.
Les sources ne sont pas citées, mais la liaison peut être faite avec les "étapes de la recherche en préhistoire" présentées p.64-65.
Le style est neutre, avec quelques accroches interrogatives.
Les images sont un autre point fort de cet ouvrage, sous forme de dessins détourés. Le plus souvent complémentaires du texte, riches, crédibles et claires, elles occupent souvent la moitié de la page. Elles forment avec les légendes, très claires et complètes, un ensemble qui peut permettre une exploitation indépendante du texte. Attention, certaines images ne peuvent être comprises que par la lecture de la légende. Le rapport entre plan d'ensemble et détails est équilibré.
La chronologie en fin d'ouvrage trop complexe.
Mots clés : paléolithique supérieur, grotte ornée, art pariétal, vie quotidienne, mode de vie, patrimoine, gravure, parure, habitat, taille du silex.
Analyse scientifique :
Mention particulière pour la liaison systématique avec des sites archéologiques et l'enrichissement scientifique qui en découle.
Quelques remarques cependant :
p.14 : la liaison est difficile entre les images de plantes et la légende.
p. 20-21 : le terme d'empennage est mal utilisé car associé à la partie pointe de la sagaie composite. Le dessin montre justement des sagaies sans empennage.
p. 28 : les "chutes de burins" sont surtout un résultat de la taille de l'outil, plus que d'un "ravivage".
p. 33, légende : une convergence de motifs peut être le résultat de communications effectives mais aussi d'un synchronisme.
Hypothèses et certitudes sont clairement différenciées, mais attention à quelques interprétations trop hasardeuses par rapport aux bases scientifiques :
p. 33 calendrier lunaire,
p. 45 "les cavernes étaient aussi un endroit où l'on allait s'amuser ?",
p. 62 observation de la lune et galets aziliens. |