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DELOBBE, Karine. L'homme préhistorique. PEMF : 1996. 32p. ; 26 cm. (Bonjour l'histoire).
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Survol de l'évolution biologique et culturelle de l'humanité. Depuis les australopithèques d'Afrique jusqu'à l'homme moderne en Europe, les évolutions de notre lignée à travers les outils, le langage, la chasse, le feu et l'art. Brèves parties consacrées aux expéditions archéologiques, au travail de la pierre, aux techniques artistiques.
8.23 euros
A partir de 11/12 ans
Avis :
Vivement recommandé pour la recherche documentaire, en lecture plaisir, situations d'animation et en classe. Recommandé par le scientifique.
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Impression générale :
Livre à la présentation classique dont la mise en page rigoureuse facilite la lecture et un cheminement personnel. L'approche clairement chronologique dès le sommaire, reprend les grandes étapes de l'évolution humaine, technologique et conceptuelle. Texte clair, allant à l'essentiel, mais attention aux inexactitudes (voir analyse scientifique). Les images et le texte sont particulièrement bien associés.
Analyse complète :
La présence d'un sommaire, d'un index et d'un lexique, bien présentés, permettent de se repérer facilement. Les sous-chapitres ne sont pas mentionnés dans le sommaire, mais les titres des chapitres bien explicatifs. C'est toute la limite entre compréhension et simplification.
Les titres des chapitres sont explicites et se détachent nettement, les sous-chapitres sont bien identifiables et logiquement hiérarchisés, chaque titre apportant une information claire, directement développée dans le texte qui lui est rattaché. Les chapitres sont courts, il est dommage que la présence d'un chapeau introductif ne soit pas systématique, ce qui aurait renforcé la cohérence de l'ensemble. Les idées fortes sont cependant rapidement repérables par les intitulés des sous-chapitres.
Le texte s'attache à suivre le plan annoncé, chaque chapitre se déroulant généralement sur une double page. La lecture se développe en courts paragraphes, reste peu fractionnée et n'est pas trop éclatée dans la page. Les phrases plutôt courtes permettent une lecture efficace. Les textes sont de type informatif, descriptif et explicatif, laissant apparaître quelques interrogations liées à la discipline, sans raccourcis excessifs.
Style neutre, vocabulaire scientifique assez abondant mais expliqué. Les termes traités dans l'index se détachent en caractères gras dans la page. Typographie bien aérée et importante.
L'illustration est de type informative ou iconographique. Asservie ou en interaction par rapport au texte, bien en rapport avec le sujet traité, elle présente également une approche assez classique.
Elle se présente principalement sous la forme de photographies encadrées ou détourées de bonne qualité, qui ont besoin du texte ou de la légende pour être comprises. Cette dernière, complémentaire ou identique à l'image, quelquefois succincte, relie le texte et l'image et permet souvent de citer les sources de l'image.
Les images et le texte se partagent l'espace équitablement.
A noter hors texte une carte des principaux sites préhistoriques français avec un gros plan sur la région des Eyzies, et un schéma de l'évolution qui ne présente qu'un seule hypothèse et demande une refonte .
Analyse scientifique :
Page de présentation : un seul arbre évolutif présenté, sans légende (ce qui fait d'Afarensis notre ancêtre à tous).Il faut rechercher l'explication de la nomenclature à l'intérieur du texte.
p.4 : chapeau introductif : "les australopithèques ont vécu entre 6 et 1 million d'années", déclaration qui ne correspond pas à la suite du texte. De plus les dates actuelles oscillent actuellement entre 4,5 et 2,4 millions d'années.
Idem pour A. robustus et boisei qui sont plutôt classés dans le genre paranthrope et sont situés entre 2,5 et 1million d'années.
p. 8 à 11 : l'apparition des premiers outils est nettement lié au genre homo, alors que l'on trouve des choppers antérieurs à son apparition.
p.11 : les dates des premières migrations sont situées entre -900 000 et - 700 000 alors qu'elles commencent dès 2 millions d'années.
p.14 : la datation de l'homo erectus de Tautavel est trop ancienne (-700 000 ans alors que - 450 000 ans).
La légende du crâne de l'homme de Tautavel doit porter Homo erectus ou pré-néandertalien en fonction des chercheurs, mais de toute façon pas tautavelensis qui n'existe pas encore.
p. 22 : "L'homme de Cro-magnon apparaît en Europe il y a plus de 100 000 ans" : les plus anciens représentants trouvés en Europe n'ont pas plus de 300 000 ans à ce jour.
p. 23 : "Civilisation périgordienne" : le terme périgordien n'est plus utilisé (châtelperronien et gravettien).
Mots clés : paléolithique, évolution de l'homme, anthropologie, homme préhistorique, art préhistorique, outil, paléo-environnement.
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