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LEBRUN, Françoise et HOFFMAN, Ginette Ill. Au
temps des cavernes. Casterman : 1998. 47 p. ; 26 cm. (Des enfants dans l'histoire).

www.casterman.com
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Cette collection "invite à
suivre un héros de son âge,
tout au long d'une
journée où se mêlent l'aventure et le quotidien".
Ici, au travers des aventures d'un petit garçon nommé
Meruti, on découvre l'ensemble des activités
quotidiennes d'un groupe humain du paléolithique
supérieur (-15 000 ans) dans le sud-ouest de la France.
A partir de 8/9 ans
Avis :
Recommandé en lecture plaisir, lecture réservée en
classe et activités d'animation.
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Impression générale :
Un petit résumé présent au dos du livre décrit l'objectif
de la collection : première initiation à l'histoire.
La description de la vie quotidienne de ce jeune héros ne
peut que trouver un écho dans l'imaginaire de ses lecteurs. Le
texte narratif, agréable et bien écrit, riche, scientifiquement
crédible, n'évite pas de nombreuses inexactitudes dans les
légendes (voir analyse scientifique) bien qu'il soit basé
clairement sur des données archéologiques. Les illustrations
sont claires et fines.
Analyse complète :
Le titre "Au temps des cavernes" nous a paru trop
général par rapport à la période couverte.
Le péritexte de cet ouvrage documentaire à caractère narratif
n'est présent que par le sommaire qui présente en alternance la
partie fiction en caractères gras, et la partie documentaire.
Les titres des paragraphes donnent une bonne idée du contenu des
chapitres.
Le récit ne présente pas de structure chronologique stricte,
chaque chapitre narre un épisode de la vie du jeune héros qui
peut être lu indépendamment des autres.
Le texte se déroule en lecture suivie, une phrase servant
d'accroche étant incrustée en caractère gras dans le texte.
Les idées fortes sont aisément repérables à la fois par les
titres et les incrustations.
La présence de grandes illustrations en pleine page et les
caractères très importants, particulièrement en ce qui
concerne les titres de chapitres, aèrent la mise en page.
La partie fiction peut être lue indépendamment de la partie
documentaire. Sur une page à la fin de chaque chapitre, cette
dernière présente un texte court et un ou plusieurs dessins qui
occupent la moitié de l'espace. Elle illustre un thème
développé dans les pages du chapitre du récit précédent. Les
thèmes choisis sont très précis : la sagaie et le propulseur,
le feu, les peaux et les fourrures, les industries lithiques, les
premiers artistes, le harpon et l'hameçon, quelques musées et
sites préhistoriques, des animaux et des hommes, les origines de
l'homme et une carte de la France présentant une dizaine de
sites.
La partie narrative est réaliste mais ne peut fournir qu'un
seul type d'hypothèse pour permettre de suivre le fil de
l'histoire, et c'est peut-être la limite de ce type de livre.
Peu de termes techniques, généralement expliqués dans la
partie documentaire et différenciés par une typographie en
majuscules.
Les affirmations du texte se retrouvent au niveau de
l'illustration, assez classique. En parfaite cohérence avec le
texte, asservie et aidant bien à sa compréhension, il s'agit
essentiellement de dessins, informatifs et affectifs par la
rondeur des personnages. La plupart du temps scientifiquement
crédibles, les grands dessins véhiculent une bonne image de
l'homme préhistorique, intelligent, sensible et sociable, la
présence de femmes et d'enfants renforçant le côté affectif
de l'ensemble. La qualité est bonne, la couleur pastel et le
choix d'un trait "rond" montrent une prise en compte du
jeune âge du lecteur.
En fin d'ouvrage, notes, dessins explicatifs, adresses de musées
et carte tellement schématique qu'elle devient inutile. Les
auteurs ne sont pas présentés.
Analyse scientifique :
Les interprétations sont données sans
alternatives ni interrogations, mais elles sont riches et le plus
souvent justes. Les problèmes rencontrés concernent les
légendes et leurs illustrations.
p.11 : la hache est un outil néolithique. Pour le
paléolithique, il est préférable de parler de couteaux. Les
pointes présentées sont du type solutréen, alors que la date
donnée dans la partie narrative (15 000 ans) correspond au
magdalénien.
p.16 : la fabrication du feu montre deux silex frappés l'un
contre l'autre alors qu'il ne peut s'agir que d'un silex et d'un
minerai de fer (marcassite).
p.17 : la domestication du feu est l'un des plus
importants progrès de l'humanité.
p.23 : les racloirs illustrés sont des grattoirs, mal dessinés.
La Madeleine n'est pas une grotte mais un abri.
p.25 : le titre du chapitre "le tailleur de silex"
commence en face d'un dessin en pleine page consacré à la
fabrication d'une aiguille.
p.27 et 29 : le geste du tailleur n'est pas correct, on ne taille
pas sur enclume à cette époque.
p.31 : le titre "la première industrie" est
malheureusement situé en dessous des objets de parure. La
"feuille de laurier" est à gauche. Les deux autres
outils présentés sont une pointe à cran solutréenne et un
burin dièdre. A noter que le Solutréen ne fait théoriquement
pas partie de la période étudiée dans le texte (- 19000 à -16
000). Très peu de Feuilles de laurier mesuraient une trentaine
de centimètres. La plupart étaient beaucoup plus petites. Elles
étaient effectivement utilisées comme outils.
p.37 : L'initiation de jeunes chasseurs dans les grottes n'est
qu'une hypothèse parmi d'autres..
p.46 : les australopithèques n'ont pas, ou très peu, chassé.
L'homme a fabriqué des outils perfectionnés bien avant 20 000
ans.
Les animaux et les hommes : précise bien que l'homme n'a jamais
côtoyé les dinosaures.
Les origines de l'homme : présentation très succincte de
l'évolution de la vie. Pas de schéma de l'évolution humaine.
p.47 : la carte des sites archéologiques en France est trop
incomplète pour être utile.
Mots clés : paléolithique, vie quotidienne, groupe
social.
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