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C.D.D.P. DE LA DORDOGNE
Valise "Paléolithique" (cycle 3 / collège)Inventaire et dossier d’accompagnement Extrait de : Livre Cote VAL PAL Article Article Livre Cote VAL PAL Livre Cote VAL PAL Livre Cote VAL PAL Livre Cote VAL PAL Vidéo Cote VAL PAL Vidéo Cote VAL PAL Livre Cote VAL PAL Vidéo Cote VAL PAL Cédérom Cote VAL PAL Livre Cote VAL PAL Vidéo Cote VAL PAL Livre Cote VAL PAL Vidéo Cote VAL PAL Livre Cote VAL PAL Livre Cote VAL PAL Livre Cote VAL PAL Livre Cote VAL PAL Livre Cote VAL PAL Vidéo Cote VAL PAL Livre Cote VAL PAL Livre Cote VAL PAL Livre Cote VAL PAL Livre Cote VAL PAL Livre Cote VAL PAL Livre Cote VAL PAL Livre Cote VAL PAL Livre Cote VAL PAL Livre Cote VAL PAL Livre Cote VAL PAL Livre Cote VAL PAL
LE PALEOLITHIQUE "A l'école de la Préhistoire on apprend l'épaisseur du temps, l'instabilité des êtres et des choses, la plus importante loi de la biologie, l'évolution, le respect de l'homme d'avant et de l'homme d'ailleurs, données fondamentales qui doivent constituer le "bagage" des enfants de tout pays" Yves Coppens
SOMMAIRE
I - L'évolution de l'homme p. 4 II - L'outillage p. 7 III - L'alimentation p. 10 IV - L'habitat p. 13 V - L'art p. 15 Conclusion : pistes d'utilisation p. 17 glossaires p. 18 frises chronologiques p. 18 quizz p. 18 bibliographie p. 19
INTRODUCTION L'archéologie française a toujours joué un rôle important dans la découverte de la préhistoire des hommes. C'est en France qu'a pris naissance le concept de Préhistoire au milieu du 19ème siècle, qu'a été établie la chronologie préhistorique et que se trouvent le plus grand nombre de sites éponymes (i.e. ayant donné leur nom à des civilisations particulières ou à des outils). Témoins du potentiel extraordinaire que possède notre pays dans ce domaine, les sites préhistoriques français restent les plus nombreux et les plus importants d'Europe, pour l'ensemble des temps préhistoriques.Parallèlement, le développement des sciences a permis aux préhistoriens d'élargir le champ de leurs recherches. Celui-ci s'est orienté vers : l'étude de l'environnement, le comportement de l'homme en interaction avec un milieu environnant instable (glaciations), la recherche de traces archéologiques permettant de mettre en évidence l'évolution psychique de l'homme, le sens de la symétrie, le sens de l'esthétique, la spiritualité, le pouvoir d'abstraction, l'évolution des structures sociales.
Cette évolution dans la recherche n'a bien sûr été possible que grâce à une évolution parallèle des techniques de fouilles. Celles-ci n'étant plus conçues comme une technique d'extraction, mais comme une analyse des sols archéologiques dans leur horizontalité. La nature et la place des vestiges les uns par rapport aux autres étant directement conditionnées par le système d'organisation de la communauté. Cette organisation au niveau du site doit être comprise par rapport à d'autres sites et à leur environnement. L'analyse concerne l'ensemble du territoire occupé, et doit s'inscrire dans une problématique scientifique d'étude de l'homme dans son environnement. C'est l'archéologie du paysage.
L'étude de l'homme et de ses manifestations culturelles se doit d'insister sur le travail de recherche scientifique, seule démarche capable de justifier l'engouement actuel pour l'archéologie. Toute démarche scientifique comporte confrontation avec le travail des autres, travail en équipe, remise en cause de ses propres hypothèses.... Il ne peut être que profitable de souligner ce cheminement, qui met en valeur la recherche et non le résultat, et de le comparer à notre processus d'apprentissage ou à nos comportements sociaux.
L'expérimentation archéologique, étape de cette démarche, permet de retracer en partie le travail de déduction des préhistoriens.
vidéocassettes : Archéomag 3: la leçon des gestes (10' 10") Il était deux fois I (4'13") Tailler le silex (13’)
L'impact public de l'archéologie, constaté dans tous les pays industrialisés, tient probablement à une recherche instinctive de racines, d'identité, dans une époque marquée par des mutations rapides. Besoin de rééquilibrage personnel, l'archéologie devient un moyen efficace d'action culturelle, particulièrement dans la recherche de nos origines. Pendant longtemps prétexte à une vision occidentale de l'homme, support d'une idéologie basée sur la domination et le racisme, cette recherche souligne notre parenté avec les grands singes au moment où nous détruisons leur environnement et où nous continuons à les parquer dans des zoo. Elle relativise la place de l'homme dans l'échelle de l'évolution de la vie, souligne sa nécessaire intégration à la nature, et sa parenté avec le reste du monde vivant.
Le Massif Central français est certainement une des régions les plus riches d'Europe en Très ancien Paléolithique (vers -2 millions d'années jusque vers - 600.000 ans). Malheureusement, les restes des hominidés qui les ont occupés (probablement Homo Erectus) n'ont pas encore été découverts. Par contre, des fossiles d'Homo Erectus existent dès le Paléolitique ancien (Caune de l'Arago, Pyrénées Orientales). Premiers habitants de l'Europe, ce sont les ancêtres de l'homme de Néandertal et de l'homme moderne, deux lignées qui se sont développées simultanément et dont l'une s'est éteinte au début du paléolithique supérieur.
Les premiers prénéandertaliens apparaissent en Europe, et se situent entre -350 et -400.000 ans. La question qui se pose alors est celle-ci : pourquoi, pendant le Pléistocène moyen, une population s'est isolée au point d'aboutir à un type humanoïde spécifique : les Néandertaliens. Aucun pré-néandertalien n'a été retrouvé sur d'autres continents. Vers - 75.000 ans, avec la dernière glaciation, le groupe s'étend vers le sud et l'est pour occuper une partie du Proche-Orient et atteindre le sud de l'Asie centrale. Cette expansion, alliée à un développement démographique souligné par la multiplication des sites, témoigne d'une maîtrise certaine de l'homme sur son milieu. Ses caractères morphologiques restent stables jusqu'à son extinction. Les Néandertaliens sont alors étroitement associés à la civilisation moustérienne puis, au début du paléolithique supérieur, au Châtelperronien. L'homme moderne (Homo sapiens sapiens) a donc cohabité avec l'homme de Néandertal, au Proche Orient en pratiquant la même culture moustérienne et en Europe occidentale, au paléolithique supérieur, avec une culture différente, l'Aurignacien. Cette cohabitation, témoignage d'humanité et de tolérance, reste l’objet de débats. La disparition de l'homme de Néandertal, vers -32.000 ans, s'est déroulée sur plusieurs millénaires et sa cause reste un mystère. Sa culture témoigne d'une forme d'adaptation très équilibrée et qui a su évoluer. Il est possible que l'homme moderne ait fait preuve d'une plus grande efficacité dans l'organisation de la société. Mais, même s'il s'agit d'une supériorité technique, celle-ci ne peut être assimilée à une supériorité de nature. Il a existé et existent encore des inégalités techniques entre les groupes culturels qui ne peuvent en aucun cas être assimilés à des différences de nature.
La valeur informative des documents fossiles concernant l' Homo sapiens sapiens est très inégale : la plupart ont été découverts à la fin du 19ème ou dans la première moitié du 20ème, et beaucoup sont limités à quelques fragments. Au début des recherches, plusieurs types ont été définis : Cro-Magnon, Grimaldi, Chancelade, Combe-Capelle... Cette conception qui sous estime la variabilité des populations est aujourd'hui abandonnée. Les hommes modernes du Paléolithique supérieur ancien offrent un mélange de traits modernes et archaïques. L'évolution se traduit au cours de la période par une gracilisation de l'ensemble du squelette. Les recherches linguistiques, génétiques et archéologiques s’accordent pour situer les origines des premières populations modernes en Afrique, mais avec des ramifications difficiles à démêler. Il y a eut plusieurs vagues de populations migrantes, qui pourraient s’étager de l’homo erectus à l’homo sapiens archaïque.
Documentaires jeunesse : A la rencontre des hommes préhistoriques ,p. 12 à 31, p. 38-39 Arkéo-junior, n° 13, oct. 95, p. 16 à 19. L'Homme préhistorique (Bonjour l'histoire), p. 4 à 9, p. 12 à 15, p. 18-19, p. 22 Les Hommes préhistoriques, p. 32 à 52, p. 56 à 58, p. 64 à 69 Lucy et son temps La préhistoire. 1. Les ages de la pierre, p. 8 à 12 La préhistoire : les premiers Hommes, p. 13 à 16, 20, 23 Le premier homme et son temps Sur les traces de l'Homme paléolithique, p. 1 à 10, p. 16-17, p. 22
Documents pour l'enseignant : 99 réponses sur la préhistoire, sommaire Les grandes inventions de la préhistoire, p. 5 à 10 La Préhistoire, p. 8 à 13 Vidéocassettes : Il était deux fois I : Lucy (13') Cédérom : Aux origines de l'Homme. Edition Gold/Microfolie's
« L’outil est un objet manufacturé conçu à l’avance, résultant de la capacité de répéter, de combiner, d’adapter des gestes effectués dans un certain ordre et obéissant aux règles d’un certain savoir faire. La concentration de plusieurs pièces en un même lieu est une preuve supplémentaire de l’intervention humaine ». L'outil en pierre reste la plus ancienne et la plus abondante trace d'occupation, et a longtemps été la preuve de l'existence de l'Homme. Désormais, ce caractère n'est pas suffisant pour établir sa fiche signalétique, et la frontière devient mouvante entre Hominidé et Homo trouvé en association avec l'outil. Il est en effet important de souligner qu’il n’existe pas de parallélisme immédiat entre évolution biologique et culturelle : nous ne pouvons être actuellement sûrs que les australopithèques ne réalisaient pas d’outils, la technique de débitage Levallois est présente dès l’Acheuléen (paléo. inférieur), et est associée au paléolithique moyen à une culture produisant des lames, l’homme de néandertal développe une industrie laminaire découverte dans des niveaux attribués au début du paléo. supérieur…. Les premiers outils apparaissent vers - 2,5 millions d’années. Mais les galets aménagés sont accompagnés, à partir d'environ - 1,5 millions d'années, d'un outillage qui se diversifie peu à peu, bien que les pièces restent mal stéréotypées : biface, hachereau et polyèdre (bola). Vers -700.000 / - 650.000 ans, apparaissent les plus anciens véritables bifaces actuellement connus en Europe (Pré-Abbevillien). De nombreux outils présentent un axe de symétrie bilatérale et/ou biface. L'homme développe la notion de symétrie et, par delà, un certain sens de l'esthétique. Le Paléolithique ancien (environ -600.000 à -60.000 ans) utilise un outillage sur éclat en cours d'évolution : Abbevillien, multiples faciès régionaux de l'Acheuléen, Clactonien, Tayacien, Evenosien, Prémoustérien. Dès cette époque, certains sites sont spécialisés dans le débitage. Dès la fin du Mindel-Riss (-350.000 à -300.000 ans), les hommes développent la technique du débitage Levallois. La préparation des blocs, en vue de l’extraction d’un éclat, permet une meilleure productivité et une plus grande économie de matière première que la taille bifaciale. Cette méthode sera très largement utilisée pour la fabrication de l’outillage moustérien au paléo. moyen (néandertaliens et proto-Cro-Magnons). Certains groupes culturels de l'Acheuléen adoptent cette technique de taille, alors que d'autres continuent à utiliser les techniques traditionnelles. Les industries lithiques montrent désormais une standardisation plus marquée.
Certains ensembles ou faciès culturels coexistent avec ceux du Paléolithique moyen (environ -100.000 à -38.000 ans). Pendant cette période, on assiste à une régularisation des formes. Des techniques spécifiques se greffent sur un fond commun d’outils moustériens. Ces variations peuvent être interprétées comme le résultat d’activités spécialisées et diversifiées d’une seule et même population ; ou le reflet de cultures différentes contemporaines ou successives. Les premiers emmanchements se situent vers -80.000 ans, soit au début du Paléolithique moyen. Ils permettent le développement d'une nouvelle technique de chasse qui se distancie de l'animal et trouvera sa plus grande efficacité au Paléolithique supérieur avec la force du propulseur. Au Paléolithique supérieur on constate une diversification d'un outillage désormais systématiquement sur lame, parallèlement à une diminution progressive de la dimension des outils et à l'apparition du façonnage des matières animales dures (os, bois de cervidé, ivoire, coquille…). Le débitage laminaire permet d’exploiter le bloc sur une grande partie du pourtour, ce qui augmente encore la productivité et favorise les systèmes d’emmanchements.
Documentaires jeunesse : A la découverte des hommes préhistoriques, p. 52-53 Arkéo-Junior, n° 23, sept. 96, p. 10 à 13 Gullivore préhistoire, p. 17 à 31, p. 55 à 63 L'Homme préhistorique, p. 10-11, p. 20-21-23-24-25 Les hommes préhistoriques, p. 54-55, p. 58, p. 70 à 75 Les outils de pierre de la préhistoire (BTJ 429), p. 2 à 14, p. 18 à 20 La préhistoire. 1. Les âges de la pierre, p. 13 à 21 Le premier homme et son temps, p. 31-35 Secrets des premiers hommes / La préhistoire : les premiers hommes, p. 21-23, p. 44 à 46 Sur les traces de l'homme paléolithique, p. 10 à 12, p. 26 à 31, p. 33 à 35 Tailler le silex
Documents pour l'enseignant : 99 réponses sur la préhistoire, sommaire Les grandes inventions de la préhistoire, p. 11 à 18 Lascaux et son temps, p. 18 à 25, p. 28-29, p. 52 à 55 La Préhistoire, p. 28-29, 32-33 Tailler le silex
Vidéocassettes : Archeomag 3 : La leçon des gestes (10'10) Archeomag 3 : Docteur archéo (1'45) Il était deux fois I : La chasse (13') Tailler le silex (13') MESOLITHIQUE Documentaires jeunesse : L'Homme préhistorique (Bonjour l'histoire), p. 32-33 Les Hommes préhistoriques, p. 82 Sur les traces de l'homme paléolithique, p. 48 Documents pour l'enseignant : Lascaux et son temps, p. 62-63 La préhistoire, p. 44-45
D’une manière générale, il est très difficile de pouvoir démontrer la pratique de la chasse. Jusque vers - 700 000, on considère qu’il y a une forte probabilité pour que l’homme soit responsable du choix des animaux dont on retrouve les ossements déterminant un « profil de prédation », sans que l’on puisse affirmer s’il s’agit de chasse ou de charognage. Ce n’est que vers – 500, - 400 000, à la fin du paléolithique inférieur, qu’apparaît un outillage que l’on peut considérer comme spécifique : épieux et javelots en bois. On considère généralement cette période, qui est également celle de la généralisation des traces d’utilisation du feu, comme le moment de passage de la chasse/charognage des périodes antérieures à une véritable économie de chasse comprenant quelques indices incluant les grands herbivores (rhinocéros, mammouth...) et l'ours. Ce qui suppose l'organisation de chasses en commun. Soulignons toutefois que contrairement aux illustrations que l’on retrouve dans pratiquement chaque documentaire, il n’existe aucune preuve permettant d’affirmer que la fosse-piège était connue au Paléolithique, et que cette technique reste peu fondée parmi les chasseurs-cueilleurs subactuels. L’hypothèse la plus plausible concernant les pratiques de chasse au gros gibier serait le rabattage, qui demande moins de chasseurs et une connaissance aigüe du milieu, de l’animal et de ses habitudes.
C'est la chasse à un gibier particulier qui semble prédominer dès le Paléolithique moyen (cervidés, bovidés, chevaux). Cette chasse aux herbivores, qui semble réservée à certains gisements de plein air occupés à certaines périodes de l'année, pouvait faire l'objet d'une concertation de plusieurs groupes. Tandis que les grottes (Hortus), occupées de façon intermittente tout au long de l'année, révèlent un choix plus varié.
La vie des hommes du Paléolithique supérieur (-35 000 à -10 0000) était liée aux vastes espaces découverts où prospéraient les grands troupeaux d'herbivores. Dans les pays froids, l'homme tire peu de ressources de la végétation. Ces conditions de vie prendront fin dans nos régions avec l'oscillation tempérée d'Alleröd, qui permet le développement généralisé des forêts. On assiste alors à une diversification des ressources alimentaires parallèlement à une véritable miniaturisation des pièces de silex formant des outils composites (outillage microlithique).
Les techniques de chasse préhistoriques ont été probablement aussi nombreuses et variées que celles que l'on a observées chez les derniers peuples chasseurs contemporains. Confrontés à des alternances de refroidissements, entrecoupés de répits tempérés, les chasseurs devaient constamment changer leurs stratégies. Faute de traces directes, il faut s'attacher à des indices liés à ce qui suit la chasse. Les restes osseux nous renseignent sur les espèces, une spécialisation éventuelle, la saison de l'abattage, les activités de boucherie... Les outils, par l'étude des traces microscopiques et l'expérimentation, permettent des recherches sur la façon dont ils ont été utilisés. Les comparaisons avec les chasseurs-cueilleurs subactuels permettent de retrouver des caractéristiques identiques de l'organisation des camps de chasse et des activités de boucherie. C'est en combinant les résultats de toutes ces approches différentes que l'on peut parvenir à retrouver quelques hypothèses plausibles. Des restes d’arêtes de poisson montrent que les hommes de Neandertal savaient aussi pêcher. Cette pratique ne demande qu'un outillage sommaire mais doit s'allier à beaucoup d'astuce. Certains auteurs y voient donc un véritable moteur de l'intelligence humaine. Il est probable qu'une anthropophagie rituelle ou non ait existé occasionnellement à certaines époques. Sa réalité reste toutefois controversée, exemple de la difficulté d’interprétation des traces archéologiques et de notre propre ambiguïté par rapport à nos origines. Documentaires jeunesse : A la rencontre des hommes préhistoriques, p. 42-43 Arkéo-junior, n° 12, sept. 95, p. 24 (photocopie) Arkéo-junior, n° 23, sept 96, p. 14-15 Gullivore préhistoire, p. 47 à 53 L'homme préhistorique (Bonjour l'histoire), p. 26-27 La préhistoire. 1. Les âges de la pierre, p. 10 à 11 La préhistoire : les premiers hommes, p. 34 à 45 Le premier homme et son temps, p. 37, p. 47 Lucy et son temps, p. 61, p. 72 à 77 Sur les traces de l'homme paléolithique, p. 9, p. 25, p. 32 à 35 Documents pour l'enseignant : 99 réponses sur la préhistoire, sommaire Les grandes inventions de la préhistoire, p. 27 à 35 Lascaux et son temps, p. 12 à 15, p. 24 à 27, p. 53 La Préhistoire, p. 30-31
Vidéocassettes: Chaud-froid en Aquitaine (13') La structuration de l'espace domestique semble apparaître entre 1,5 millions d'années et 600.000 ans. Ainsi à Soleilhac, en Haute-Loire, (Très ancien Paléolithique) l'homme a aménagé l'ilôt sableux qu'il habitait en y accumulant des blocs rocheux et des ossements de grands mammifères, afin de créer des alignements nord-sud d'au moins 25 m de long formant structure de protection contre les vents dominants. Des troncs d'arbres et des branchages devaient compléter cet alignement.
L'habitat reste essentiellement de plein-air jusqu'à l'utilisation du feu. Des traces de combustion s'affirment vers - 600.000 ans et le feu domestiqué, c'est à dire lié à un foyer aménagé, semble apparaître au début du Paléolithique ancien, vers - 500 / - 450.000 ans. Dès - 350 / - 300.000 ans, les foyers aménagés sont présents dans tous les habitats. Autour du foyer qui réchauffe, éclaire et éloigne les grands prédateurs, peut alors s'organiser une vie sociale : enrichissement du langage lié aux récits et aux chants, développement d'une culture du groupe liée à une renforcements des liens interpersonnels, techniques nouvelles de cuisson, préparation des armes de chasse, lampes... Il est hors de doute que son utilisation a du entraîner de nombreux avantages en contrepartie du travail supplémentaire indispensable à son entretien : nettoyage du foyer, alimentation en combustibles, règles de vie communautaires renforcées par la prise des repas en commun... On peut néanmoins se demander pourquoi le feu s’est affirmé à une date aussi tardive, et pourquoi il a mis si longtemps pour être intégré de façon profonde dans la vie quotidienne. L'apparition d'un usage domestique du feu s'accompagne d'une spécialisation de l'espace domestique et d'un développement de l'occupation des grottes. Des aménagements intentionnels (pavages des sols, alignements de blocs, murs en pierres sèches, calages de poteaux, divers types de foyers aménagés, emplacements de litières, fosses, accumulation de branchages ou de graminées...) permettent de reconnaître des aires domestiques : repos, feu, circulation, rejet de déchets, zones différentes d'activités.
L'organisation du sol d'habitat en fonction du foyer permet de matérialiser un rapide développement des structures sociales. Dès cette époque vont se développer de grandes traditions cuturelles régionales, sources de diversité et de pluralisme chez les hommes, dont la trace est également lisible dès - 300.000 ans dans la diversité des faciès régionaux de l'outillage acheuléen et la présence d'autres groupes culturels (Clactonien, Tayacien, Evenosien, Prémoustérien). Au Paléolithique supérieur, les groupes humains de Cro-Magnon ont beaucoup vécu en plein-air. Certains groupes établissaient des campements temporaires avec possibilité d'hivernage en caverne ; d'autres construisaient de véritables agglomérations permettant de passer l'hiver. On y retrouve le même choix d'emplacements stratégiques : terrasses ou promontoires dominant les cours d'eau, près de gués ou de défilés, points de passage obligés du gibier. La nature des sédiments joue évidemment un rôle essentiel dans la conservation des restes d'habitat.
Documentaires jeunesse : A la rencontre des hommes préhistoriques, p. 40-41, 46 à 49 Arkéo-junior, n° 23, sept 96, p. 8 à 11 Arkéo-junior, n° 34, sept. 97, p. 22 à 26 Gullivore préhistoire, p. 33 à 37, p. 43 à 45 L'homme préhistorique (Bonjour l'histoire), p. 16-17 Les Hommes préhistoriques, p. 52-53, p. 80-81, p. 88 La préhistoire. 1. Les âges de la pierre, p. 27 à 30 La préhistoire : les premiers Hommes, p. 17, p. 48 à 51 Sur les traces de l'homme paléolithique, p. 17 à 25, p. 36-37 Documents pour l'enseignant : 99 réponses sur la préhistoire, sommaire Les grandes inventions de la préhistoire, p. 19 à 22, p. 24 à 26, p. 37 à 43 Lascaux et son temps, p. 16-17, p. 46 à 51 La Préhistoire, p. 34 à 37 Vidéocassettes : Il était deux fois I : le feu (13') Mémoires de pierres : les abris sous roche (27' 33") COMMUNICATION Documentaires jeunesse : L'homme préhistorique (Bonjour l'histoire), p. 11 Lucy et son temps, p. 59 Le premier homme et son temps, p. 40-41 Sur les traces de l'Homme paléolithique, p. 13
Le développement de l'art est directement lié à la transformation du cerveau. Avec l'homme moderne, il y a développement des lobes frontaux, sièges de la projection symbolique. La représentation de l'univers de l'homme paléolithique par l'image est désormais possible, première trace d'une mémoire auparavant orale et premier moyen de communication dominant le temps.
Comme dans toutes les sociétés de chasseurs-cueilleurs aujourd'hui étudiées, le corps humain a été le premier support de la symbolique. Les parures dans les sépultures apparaissent vers - 40.000 ans avec l'homme de Néandertal. Le corps reste encore le centre de l'univers symbolique. D'abord par son vêtement qui le distingue des autres, puis par la parure qui nous reste accessible par les sépultures, les statuettes féminines nues portant bracelets et colliers, et les représentations sexuelles. Symbolique du corps dans sa relation avec soi-même, avec les autres et avec l'au-delà. Première écriture associée aux premières traces de "sacralité", certaines pratiques funéraires sont différentes alors qu'elles sont associées aux mêmes objets techniques. Cette façon de traiter certains cadavres qui apparaît vers - 100.000 ans en Palestine associé à l’homo sapiens ancien, est également une façon de garder les morts parmi les vivants. Preuve d'une interrogation qui a pu commencer à se manifester des centaines d'années avant leur matérialisation, nous ne pouvons qu'en avoir une vision fragmentaire et par là même déplacée. L'art des grottes se développe vers - 30.000 ans. C'est un art spécifique qui se différencie de l'art mobilier lié à l'habitat installé au dehors, à l'extérieur. S'enfoncer dans la grotte, c'est quitter le monde des vivants, mettre les représentations à l'abri du regard, dans un univers à part et séparé. Cet art reste exceptionnel dans l'histoire de l'art, très localisé à la fois dans le temps et dans l'espace. Il reflète une démarche symbolique, codée par un groupe qui masque son message, donc suppose la construction d'un discours. A la fois savoir-faire artisitique et pensée, il tient son pouvoir du fait qu'il émane d'un groupe ou d'une société et traduit l'élaboration de sa symbolique. La thématique comprend un figuratif non narratif (corps objectif de l'animal et subjectif de l'homme) allié à des représentations abstraites (signes). Cet ensemble développe un art doublement symbolique qui se construit par blocs de représentations s'intégrant dans le cheminement du sanctuaire.
A partir du gravettien s'affirme une mosaïque culturelle mise en valeur probablement par les signes, dont nous gardons la mémoire grâce à ses représentations artistiques développée sur un territoire précis, et qui sont à l'origine de nos distinctions culturelles actuelles.
Chaque société cherche son origine dans les mythes fondateurs, il est plus que probable que nous nous trouvons face aux premiers mythes de l'humanité. Imaginaire structuré, codé, symbolique, outil de domination du temps dans son désir de toucher les générations suivantes, premières traces de communication, prémisses de l'écriture. Notre art, notre imaginaire et notre langage s'enracinent dans la préhistoire.
Documentaires jeunesse : A la découverte des hommes préhistoriques, p. 54 à 57 Apprendre à dessinant la préhistoire Arkéo-junior, n° 8, avril 95, p. 19 (photocopie) Arkéo-junior, n° 23, sept. 96, p. 16 Arkéo-junior, n° 46, oct 98, p. 8 Colorier en relief les Hommes de la préhistoire Dada : l'Art de la préhistoire Gullivor préhistoire, p. 65 à 78, p. 26 à 31 L'Homme préhistorique (Bonjour l'histoire), p. 28 à 31 Les Hommes préhistoriques, p. 60-61, p. 76 à 79 La préhistoire : les premiers hommes, p. 20-22, p. 25 à 31, p. 46-47 Sur les traces de l'Homme paléolithique, p. 24, p. 38 à 47 Documents pour l'enseignant : 99 réponses sur la préhistoire, sommaire Les grandes inventions de la préhistoire, p. 47 à 62 Lascaux et son temps, p. 30 à 45, p. 58-59, p.66 à 68 La préhistoire, p. 38 à 43
Vidéocassettes : Il était deux fois II. 5 : Des peintres (13') Lascaux, préhistoire de l'art (60')
(à compléter)
- Les représentations des enfants concernant la période sont naturellement riches de tout un questionnement. - Problème de la conservation du patrimoine par rapport aux grottes préhistoriques (découverte, dissimulation de la localisation par crainte de déprédations, limitation du nombre de visiteurs, création de Lascaux II...), par rapport aux gravures extérieures où une vallée entière peut être concernée, et par rapport à l'objet archéologique qui n'a de valeur que dans son contexte. - Ouverture de l'école au tissu local et sensibilisation aux ressources patrimoniales. - Indices permettant de supposer une différenciation culturelle entre les groupes. - Travail sur la différence au travers de l'évolution et de la cohabitation "Homme de Néandertal / Homme moderne". - La notion de temps au travers de la place de l'histoire humaine par rapport à l'histoire de la terre et/ou de la vie. - Dégager les caractéristiques du genre Homo, les comparer avec les sociétés de grands singes et les Hominidés. Souligner la difficulté d'établir une frontière nette. - Liaison ornement du corps / art pariétal. - L’homme nomade des origines à nos jours. Les pérégrinations de l’homo erectus et/ou sapiens : adaptations à l’environnement et conséquences sur l’alimentation et les modes de vie. - Travail sur les documentaires : recherche, comparaison, fiches de lecture, réécriture... - Ecriture d’une bande dessinée, d’un album, d’un roman. - Dissocier l'archéologie expérimentale de l'expérimentation dans les sciences exactes, et de la démonstration ou reconstitution, supports de transmission des connaissances ne reflétant ni la réalité ni le questionnement. - Ouvrir sur la recherche scientifique et l'acceptation de l'autre au travers des confrontations des hypothèses (origines de l'homme), des interrogations des chercheurs, de l'expérimentation archéologique qui retrace le cheminement des préhistoriens et permet d'insister sur leurs interrogations.
L'Homme préhistorique (Bonjour l'histoire), p. 34 La préhistoire, p. 58 à 60 Secrets des premiers hommes, p. 30-31 Tailler le silex, p. 54 à 56
Arkéo-junior, n° 13, oct. 95, p. 19 Chemins de la préhistoire en Périgord, p. 8 L'évolution de l'homme. Affiche du musée de Tautavel Les Hommes préhistoriques, p. 86-87 Les outils de pierre de la préhistoire (BTJ 429), p. 21 Secrets des premiers hommes p. 28-29, p. 5 Sur les traces de l'Homme paléolithique p. 1, p. 15, p. 49 Tailler le silex, p. 14
-La préhistoire. 1. Les ages de la pierre / S. Souvenir. CEDARC, 1997
Archéologie de la France : 30 ans de découvertes. Edts de la RMN, 1989 BAFFIER, Dominique. Les derniers néandertaliens : le châtelperronien. Paris : la maison des roches, 1999. 113 p. BARBAZA, Michel. Les civilisations postglaciaires : la vie dans la grande forêt tempérée. Paris : la maison des roches, 1999. 126 p. DALLONGEVILLE, A. Qu'est-ce qu'un contenu de savoir en histoire ? In : Enseigner l'histoire à l'école. Hachette éducation, 1995. 128 p. JAUBERT, Jacques. Chasseurs et artisans du moustérien. Paris : la maison des roches, 1999. 152 p. Musée de préhistoire d’Ile-de-France de Nemours. De Neandertal à Cro-Magnon. Catalogue d’exposition, 9 mai-31 décembre 1988. APRAIF,1988. 85 p. OTTE, Marcel, VIALOU, Denis, PLUMET, Patrick. La préhistoire. Paris : De Boeck, 1999. 369 p. PICQ, Pascal. Les origines de l’homme : l’odyssée de l’espèce. Tallandier, 1999.159 p. |
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